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22/07/2012 03:14 EDT | Actualisé 21/09/2012 05:12 EDT

Manifestation étudiante à Montréal au goût électoral

Une quinzaine de milliers de manifestants étaient rassemblés dimanche à Montréal pour protester contre la hausse des frais de scolarité, tandis que leurs chefs plaçaient cette action dans le contexte d'élections susceptibles d'être bientôt déclenchées au Québec.

Dès avant le début de la marche, la manifestation a été d'emblée déclarée illégale par les forces de l'ordre, les organisateurs ayant évité de leur communiquer leur itinéraire à l'avance.

Yanick Grégoire, vice-président de l'un des trois principaux syndicats étudiants, la Feuq, a indiqué aux médias que les manifestants allaient se rendre devant les bureaux montréalais du Premier ministre québécois Jean Charest pour dénoncer le fait que "le conflit sur la hausse des frais de scolarité n'est toujours pas réglé".

Le porte-parole d'un autre syndicat, la Classe, Gabriel Nadeau-Dubois, a souligné que si l'objectif à court terme était de combattre la hausse des frais de scolarité, le mouvement s'était élargi pour s'opposer au "néolibéralisme" de M. Charest conduisant vers "la privatisation de la santé et de l'éducation".

M. Nadeau-Dubois a ajouté que même si un parti favorable aux revendications des étudiants sortait vainqueur d'éventuelles législatives anticipées --celles-ci pourraient être annoncées début août et se dérouler début septembre-- ces derniers resteraient mobilisés pour veiller à ce qu'il tienne ses promesses. Il faisait allusion, sans le nommer, au Parti Québécois, la formation souverainiste conduite par Pauline Marois.

De son côté, Eliane Laberge, présidente de la Fecq, a relevé qu'on en était "à la cinquième manifestation nationale et au 160e jour du conflit".

"Il est de notre responsabilité d'informer les jeunes de l'importance d'aller voter. (...) Si la majorité des jeunes en âge de voter se rendent aux urnes, on aura un gouvernement plus représentatif des jeunes Québécois", a-t-elle dit.

Un premier incident a conduit à l'arrestation d'un homme d'une trentaine d'années, soupçonné d'avoir lancé un projectile vers les policiers, tandis qu'un autre manifestant, un quinquagénaire masqué, a été légèrement blessé lors d'une intervention des forces de l'ordre.

amch-via/sam