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22/07/2012 02:33 EDT | Actualisé 21/09/2012 05:12 EDT

Irak: 18 morts dans des explosions dans le sud du pays

BAGDAD - Des bombes ont explosé dimanche au coucher du soleil dans deux villes sunnites, alors que les Irakiens se préparaient à briser le jeûne du Ramadan, tuant 18 personnes et en blessant plus de 50, ont indiqué des responsables. Deux précédentes explosions avaient provoqué la mort d'un policier et fait des dizaines de blessés.

Les attaques à la bombe multiples ont démontré que les violences meurtrières étaient encore fréquentes et, dans certains endroits, pires que jamais, sept mois après le retrait d'Irak des dernières troupes américaines. La plupart des attaques portent la marque des insurgés musulmans sunnites liés à Al-Qaïda, ciblant les chiites et leurs lieux saints, ainsi que les forces de sécurité travaillant pour le gouvernement dirigé par des sunnites.

Les deux plus récentes explosions, toutefois, ont touché des villes à prédominance sunnite. Jusqu'à maintenant, les militants chiites avaient résisté à l'envie de riposter contre les sunnites. Il n'était pas immédiatement possible de savoir si les attentats de dimanche étaient une riposte liée à de précédentes attaques, mais les résidants des zones touchées ont dit craindre le retour d'un conflit sectaire.

La première attaque au couchant, dans la ville de Mahmoudiya, a été la plus meurtrière. Il s'agit d'une explosion double, où la seconde semblait viser les gens venus porter secours aux victimes de la première.

Une voiture a explosé vers 19h, dans un stationnement pour minibus, à environ 30 kilomètres au sud de Bagdad. Alors que les secours arrivaient sur les lieux, un autre véhicule a explosé, selon des policiers sur place.

Douze personnes ont été tuées dans la double explosion, dont deux policiers, ont indiqué des responsables. Trente-six autres personnes ont été blessées.

La sanglante guerre civile ayant cours en Syrie depuis 17 mois entre des rebelles sunnites et le régime du président Bachar el-Assad, un membre d'une branche chiite, a atteint la frontière avec l'Irak depuis quelques jours. Les rebelles ont pris le contrôle de deux importants points de passage entre les deux pays, bien que les autorités syriennes en aient repris un à la force des armes dimanche. Malgré tout, la violence a terrifié les Irakiens qui vivaient en Syrie. Plusieurs milliers d'entre eux ont fui vers leur pays natal pour échapper aux combats.

Les attaques de dimanche, touchant trois communautés à travers le pays, ont mis en relief à quel point l'Irak lui-même demeure un pays dangereux.

Mahmoudiya fait partie d'une zone à prédominance sunnite qui était largement connue comme le Triangle de la mort, qui a servi de base pour Al-Qaïda lorsque l'Irak a semblé sombrer dans la guerre civile, bien que la région ait commencé à se stabiliser lentement.

Le leader de l'organisation irakienne associée à Al-Qaïda a publié samedi soir une déclaration affirmant que le réseau terroriste retournait à ses bastions dont il avait été expulsé avant le départ des Américains en décembre dernier.