NOUVELLES
22/07/2012 06:21 EDT | Actualisé 21/09/2012 05:12 EDT

Fukushima: enquête sur un sous-traitant, soupçonné d'avoir poussé ses ouvriers à mentir

TOKYO - Les autorités japonaises ont ouvert une enquête sur un sous-traitant intervenu à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est): l'entreprise, Build-Up, est soupçonnée d'avoir poussé ses ouvriers à minimiser le taux de radiations reçues, afin de travailler plus longtemps sur le site hautement radioactif.

L'enquête a été ouverte au cours du week-end, ont déclaré dimanche des responsables du ministère du Travail, et fait suite à des révélations de la presse.

Le président de l'entreprise incriminée, Takashi Wada, a reconnu ce week-end l'existence de falsifications. Un chef de chantier, a-t-il affirmé, en a eu l'idée quand le système d'alarme de son dosimètre, l'instrument mesurant les doses reçues de rayonnements ionisants, s'est déclenché au cours d'une brève visite sur le site. "Nous n'aurions dû jamais faire ça", a reconnu Takashi Wada, dans un entretien à la chaîne TBS samedi.

D'après la presse japonaise, un responsable de l'entreprise a demandé fin 2011 à neuf de ses ouvriers de recouvrir de plomb, métal bloquant les radiations, leur dosimètres afin de ne pas dépasser le cumul autorisé et continuer à travailler sur place. Le niveau maximum légal est de 50 millisieverts sur un an, et 100 millisieverts sur cinq ans.

Le tsunami du 11 mars 2011 a entraîné une panne des systèmes de refroidissement et la fusion des barres de combustibles dans trois réacteurs de la centrale de Fukushima Dai-ichi (Fukushima 1), exploitée par Tokyo Electric Power Co.