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21/07/2012 09:03 EDT | Actualisé 20/09/2012 05:12 EDT

Les rebelles syriens ne contrôlent qu'un poste-frontière avec l'Irak (Bagdad)

L'Armée syrienne libre (ASL), formée de déserteurs et de civils armés, contrôlait samedi un seul poste-frontière avec l'Irak, sur les trois existants, a-t-on appris auprès des autorités irakiennes.

Ces dernières ont également indiqué que les gardes-frontières irakiens avaient pour ordre de refouler les réfugiés syriens qui tentent de passer en Irak.

"Seul le poste de Boukamal est contrôlé par l'ASL. Hier soir (vendredi), des renforts sont arrivés pour soutenir l'armée" syrienne fidèle au président Bachar al-Assad, a expliqué Adnan al-Assadi, vice-ministre de l'Intérieur irakien. Le poste-frontière de Boukamal, principal point de passage vers l'Irak, avait été pris par les rebelles jeudi soir, tout comme les deux autres postes situés le long de la frontière que partagent l'Irak et la Syrie.

Vendredi, habitants de Boukamal et combattants de l'ASL avaient fait part de "pilonnages" de la part de l'armée syrienne.

Les postes de Rabiyah, au nord de la frontière, et d'Al-Walid, au sud, étaient en revanche aux mains de l'armée syrienne samedi.

"Le poste-frontière est encore contrôlé par l'armée syrienne, mais les soldats sont en difficulté. Toutes les routes qui y mènent sont aux mains de l'ASL", a rapporté Athil al-Noujaïfi, gouverneur de la province de Ninive, où se trouve le poste de Rabiyah.

Le gouvernement irakien a donné l'ordre à ses forces de sécurité d'empêcher les réfugiés syriens d'entrer en Irak, a souligné M. Noujaïfi.

"Pour l'instant, aucun réfugié ne s'est présenté au poste (de Rabiyah). Mais par le passé certains ont essayé (de passer) et l'Irak a refusé de les laisser entrer", a-t-il dit.

A al-Walid, 150 familles syriennes ont été refoulées. "Les autorités irakiennes ne les ont pas laissées passer, car elles ont pour ordre de ne recevoir aucun réfugié", a noté le capitaine Ziad al-Raoui, de la police irakienne des frontières.

Vendredi, le gouvernement irakien avait dit ne pas être en mesure d'accueillir de réfugiés syriens, en raison de la "situation sécuritaire" qui prévaut en Irak.

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