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21/07/2012 08:12 EDT | Actualisé 20/09/2012 05:12 EDT

Le Soudan nie avoir mené un raid aérien sur le Soudan du Sud

Le Soudan a nié samedi avoir mené un raid aérien sur le Soudan du Sud alors que les deux pays sont engagés dans des négociations fragiles, affirmant avoir uniquement pris pour cible des rebelles du Darfour à l'intérieur de son territoire.

"Ce qui s'est passé, c'est que les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont essayé d'attaquer le Soudan en passant par le Soudan du Sud et que les Forces armées soudanaises ont riposté, mais à l'intérieur du Soudan", a indiqué l'agence officielle SUNA citant un des négociateurs soudanais engagés dans les discussions à Addis Abeba sous l'égide de l'Union africaine.

"Les Forces armées soudanaises n'ont pas violé le territoire sud-soudanais", a assuré le négociateur Omar Dahab.

Le porte-parole de l'armée sud-soudanaise, Philip Aguer, avait auparavant accusé le Soudan d'avoir de nouveau bombardé son territoire, et jugé impossible, malgré la récente poignée de main des présidents soudanais, Omar el-Béchir, et sud-soudanais, Salva Kiir, de poursuivre les négociations "bilatérales directes" avec Khartoum.

"Il y a eu des bombardements hier (vendredi) matin à 03H25 (OOH25 GMT) dans un endroit appelé Rubaker, dans (l'Etat) du Bahr-El-Ghazal-Nord", a-t-il affirmé à l'AFP faisant état de deux civils blessés.

Pour M. Aguer, les nouveaux bombardements pourraient "avoir des conséquences parce que, peut-être, l'intention du Soudan est de nous bombarder et de cesser les pourparlers".

Mais M. Dahab a assuré que son équipe "était prête à poursuivre les négociations directes avec la délégation sud-soudanaise".

MM. Béchir et Kiir se sont rencontrés, en tête-à-tête, le 14 juillet dans un hôtel d'Addis Abeba, pour la première fois depuis les combats frontaliers ayant opposé les armées des deux pays entre mars et mai.

Les tensions ont dégénéré depuis que Juba a proclamé en juillet 2011 son indépendance après près d'un demi-siècle de guerre civile.

Les négociations, sous l'égide de l'UA, n'ont pour l'heure débouché sur aucun réel progrès. Un nouveau cycle a repris le 12 juillet.

L'UA et l'ONU ont donné à Khartoum et Juba jusqu'au 2 août pour régler leurs différends --tracé de la frontière, ressources pétrolières et statut de zones contestées notamment--, sous peine de sanctions.

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