NOUVELLES
21/07/2012 11:18 EDT | Actualisé 20/09/2012 05:12 EDT

De lourds débats à prévoir chez les étudiants divisés sur les moyens d'action

MONTRÉAL - De lourds débats sont à prévoir chez les étudiants, divisés plus que jamais dans leurs moyens d'action, a reconnu le porte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois.

La démobilisation liée à la période estivale ne contribue pas à bien jauger la situation, mais celui qui a été de toutes les tribunes reconnaît que certains étudiants estiment que les sacrifices consentis sont déjà importants et souhaitent rentrer en classe à la mi-août, alors que d'autres sont prêts à aller jusqu'au bout dans la contestation des droits de scolarité.

Des votes devront se tenir sous peu dans les cégeps qui ont vu leurs session reportée. Le pouls devra aussi être pris chez les membres des Fédérations collégiale et universitaire du Québec (FECQ et FEUQ). Chaque association est toutefois libre de choisir le moment où elle consultera ses membres.

Avec l'adoption de la Loi 12, née du controversé projet de loi 78, la rentrée a été fixée à la mi-août pour les quelques cégeps et facultés universitaires qui on vu leur session d'hiver ajournée. L'arrivée imminente de cette date de reprise des cours a vu naître un nouveau mouvement de blocus sur Internet.

L'initiative calque le vocable de la CLASSE «bloquons la hausse» et adopte le slogan «bloquonslarentree». Gabriel Nadeau-Dubois jure avoir simplement vu passer l'invitation et assure qu'elle n'a jamais fait l'objet de discussions en congrès. Il a résumé le lancement de cet autre site comme un projet «autonome».

La CLASSE poursuit par ailleurs d'autres desseins, comme celui de promouvoir son manifeste pour le Québec. Des porte-parole de l'organisation étudiante effectuent une tournée pour tenter de promouvoir leurs idées.

La réceptivité est toutefois inégale et au moins une université, celle du Québec en Outaouais (UQO) a refusé à l'association de se présenter pour dévoiler le document. Gabriel Nadeau-Dubois estime qu'il s'agit d'un cas de «censure politique».