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20/07/2012 07:43 EDT | Actualisé 19/09/2012 05:12 EDT

Un Syrien qui espionnait des dissidents aux États-Unis condamné à la prison

ALEXANDRIA, États-Unis - Un homme de la Virginie a été condamné à 18 mois de prison, vendredi, après qu'il eut admis avoir espionné des dissidents syriens établis aux États-Unis pour le compte du gouvernement de Bachar el-Assad.

Mohamad Soueid, un résidant de la ville de Leesburg âgé de 48 ans, a plaidé coupable à une accusation d'avoir agi comme agent non enregistré du gouvernement syrien. Il a plaidé coupable plus tôt cette année, mais son plaidoyer est resté scellé jusqu'à vendredi, quand il a été condamné par la cour fédérale d'Alexandria.

Les documents judiciaires indiquent que ce vendeur de voitures, qui se faisait aussi appeler Alex Soueid, a admis avoir envoyé des enregistrements vidéo et audio de dissidents syriens à des membres des services de renseignement syriens. Il a aussi discuté personnellement de l'activité des dissidents syriens aux États-Unis lors d'une rencontre privée avec Bachar el-Assad en Syrie l'an dernier. Il s'est fait remettre une montre d'une valeur de 6000 $ US lors de cette rencontre.

Quand Mohamad Soueid a été accusé en octobre, des responsables de l'ambassade de Syrie à Washington avaient nié qu'il fût un agent syrien ou qu'il eût rencontré le président El-Assad, malgré une photo les montrant tous les deux en train de se serrer la main. À l'époque, l'ambassade avait qualifié l'accusation d'«absolument non fondée» et de «totalement inacceptable».

L'ambassade de Syrie, invitée à commenter la situation vendredi, n'a pas rappelé l'Associated Press ni retourné ses courriels.

L'avocat de Mohamad Soueid, Michael Nachmanoff, a expliqué que son client avait été «motivé par la crainte de l'islamisme» en Syrie. «Voici un homme qui pensait, et qui pense toujours, que l'éventuelle victoire des extrémistes islamistes est mauvaise pour la Syrie et les États-Unis», a-t-il affirmé.

Selon les documents présentés en cour, Mohamad Soueid a commencé à travailler pour le renseignement syrien en mars 2011, dès le début du soulèvement en Syrie.

Malgré la nature publique de cette affaire, le dossier a été scellé pendant plusieurs mois «dans le but de protéger les intérêts de la sécurité nationale», selon les termes d'une requête déposée par les procureurs.