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20/07/2012 03:28 EDT | Actualisé 19/09/2012 05:12 EDT

Le pétrole recule à New York, plombé par des prises de bénéfices et l'Europe

Les cours du pétrole ont reculé vendredi à New York, dans un marché tiré à la baisse par des prises de bénéfices après une forte progression des prix la veille, et par de vives inquiétudes pour la crise en zone euro, de mauvais augure pour la demande en brut.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août, dont c'était le dernier jour de cotation, s'est déprécié de 1,22 dollar à 91,44 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Nous avons connu six séances de hausse consécutives, le marché est seulement en train de faire une petite pause, dans le sillage des places boursières", gagnées par un regain d'inquiétudes pour la zone euro et l'Espagne, a pointé Rich Ilczyszyn, de iiTrader.

En effet, outre des prises de bénéfices après avoir atteint un plus haut niveau à la clôture jeudi depuis la mi-mai, à 92,66 dollars le baril, l'aggravation de la situation économique et financière de la quatrième économie européenne, et les craintes d'un effet de contagion sur les autres pays de la zone, plombaient le moral des courtiers.

"La crise européenne revient au centre de l'attention", a ainsi noté Matt Smith, de Summit Energy, et "les taux obligataires à 10 ans de l'Espagne ont franchi la ligne rouge en passant au-dessus de 7%", un taux jugé insoutenable à long terme sur le plan financier.

D'autre part, le retour de l'Europe au premier plan provoquait une baisse de l'euro face au dollar, une devise jugée moins risquée par les investisseurs, pesant sur les prix du pétrole.

En effet, le renchérissement du billet vert rendait moins attractifs les achats d'actifs, comme le brut ou d'autres matières premières libellées en dollars, pour les acheteurs munis d'autres monnaies.

"Mais les cours se maintiennent au-dessus du seuil des 90 dollars, ce qui montre que d'un point de vue technique, ils pourraient continuer d'évoluer à la hausse, vers 96 dollars le baril", a nuancé Ilczyszyn, le marché étant toujours soutenu par une prime de risque sur les cours avec "une situation au Moyen-Orient et en Iran (qui) est encore loin d'être résolue".

"La montée des hostilités en Syrie risque toujours de s'étendre au-delà des frontières du pays et cela cause beaucoup d'inquiétudes", a ainsi souligné David Morrison, analyste chez GFT Markets.

Le régime de Damas a été touché mercredi par un attentat qui a porté un coup à l'appareil sécuritaire syrien en tuant plusieurs responsables de premier plan.

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