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20/07/2012 05:17 EDT | Actualisé 19/09/2012 05:12 EDT

Habré au Sénégal : décision de la CIJ sur la requête de la Belgique dans l'après-midi

La Cour internationale de justice (CIJ) devait rendre vendredi après-midi son arrêt sur une requête de la Belgique, qui souhaite que le Sénégal poursuive l'ex-président tchadien Hissène Habré ou l'extrade pour qu'il soit jugé par la justice belge.

Le président de la CIJ, Peter Tomka, lira à partir de 15H00 (13H00 GMT), lors d'une audience publique, l'arrêt de la Cour, le plus haut organe judiciaire des Nations unies, qui siège à La Haye.

Hissène Habré, renversé par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno qui, après avoir été un de ses proches, était entré en rébellion, vit en exil à Dakar depuis sa chute en 1990 après huit ans au pouvoir.

Estimant que le refus du Sénégal de poursuivre ou d'extrader l'ex-président tchadien pour crimes contre l'humanité notamment "viole l'obligation générale de réprimer les crimes de droit international humanitaire", Bruxelles avait saisi la CIJ le 19 février 2009, lui demandant d'ordonner au Sénégal de le juger ou de l'extrader.

Six audiences publiques avaient été tenues devant la CIJ, du 12 au 21 mars, au cours desquelles les représentants de la Belgique et du Sénégal avaient exposé leurs arguments.

Bruxelles avait émis en 2005 un mandat d'arrêt contre Hissène Habré à la suite d'une plainte déposée en 2000 par un Belge d'origine tchadienne en vertu d'une loi belge dite de "compétence universelle" pour les crimes de droit international.

Plusieurs demandes d'extradition avaient été déposées en vain par Bruxelles pour faire venir en Belgique M. Habré, accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture notamment.

Dakar avait accepté en 2006 de juger M. Habré à la demande de l'Union africaine (UA) mais n'a jamais organisé de procès.

Selon une commission d'enquête tchadienne, le régime d'Hissène Habré a fait plus de 40.000 morts parmi les opposants politiques et parmi certains groupes ethniques.

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