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19/07/2012 04:17 EDT | Actualisé 18/09/2012 05:12 EDT

USS Cole: la défense veut téléviser les débats de Guantanamo

Les avocats du cerveau présumé de l'attentat contre le navire américain USS Cole ont réclamé jeudi que les débats qui se tiennent à Guantanamo puissent être diffusés sur les chaînes de télévision pour plus de "transparence".

"Nous ne demandons pas davantage d'intrusion dans le système qui existe déjà, nous demandons juste une plus grande diffusion câblée", a déclaré Richard Kammen, l'avocat du Saoudien Abd al-Rahim al-Nachiri.

"Nous voulons augmenter la transparence", a-t-il dit au dernier jour de cette audience, "pour qu'un plus grand public plus important puisse suivre voir cet événement d'un intérêt national et international".

M. Nachiri encourt la peine de mort pour les attentats contre l'USS Cole qui a fait 17 morts en 2000 et contre le navire français Limburg qui a fait un mort deux ans plus tard.

Tous les débats se tenant devant les tribunaux militaires de Guantanamo sont retransmis depuis 2011, en direct en circuit télévisé fermé sur une base militaire du Maryland (est), à Fort Meade, où journalistes et proches des victimes peuvent se rendre sur autorisation.

"Vous avez créé une illusion juridique (...) en décidant que Fort Meade est une extension de la salle du tribunal", a plaidé l'avocat en s'adressant au juge militaire. Le colonel James Pohl a répondu qu'il n'était pas "forcément en désaccord" avec cette assertion.

Le juge, qui a refusé de se récuser lundi, s'est demandé s'il avait "autorité pour changer le système" et s'il devait "en déferrer au ministre de la Défense". Il devrait rendre sa décision avant ou lors de la prochaine audience, du 23 au 25 octobre.

"Le public a le droit de savoir", a poursuivi Me Kammen, "étant donné les différences entre ce qui se passe ici et ce qui se passe dans un tribunal fédéral". "Il n'y a rien qui s'y oppose, les procureurs disent qu'ils veulent plus de transparence, prenons-les au mot".

Le procureur Justin Sher a pourtant dit l'opposition du gouvernement, estimant que "les témoins rechigneraient à faire leurs dépositions" en cas de télédiffusion des débats. Il a ajouté que des retranscriptions des débats étaient déjà fournies "au monde entier à travers le site internet" des tribunaux militaires et que "certains membres de la presse" assuraient une "solide couverture".

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