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Soudan: des journalistes manifestent contre la fermeture d'un quotidien

Quelque 150 journalistes et militants ont manifesté mardi à Khartoum pour protester contre la fermeture sans explication d'un quotidien indépendant il y a plus d'un mois.

"Les autorités doivent nous expliquer pourquoi le journal a été fermé et quand il pourra revenir dans les kiosques", a indiqué à l'AFP le rédacteur en chef du journal Al-Tayar, Osman Mirghani, après la manifestation.

M. Mirghani a déclaré avoir rencontré des responsables gouvernementaux mais, s'est-il plaint, "personne ne peut dire quel est le problème".

La fermeture d'Al-Tayar, le 11 juin, a coûté à sa direction quelque 500.000 livres soudanaises (environ 91.680 euros), a-t-il ajouté, tout en précisant que les salaires des employés continuaient d'être versés.

Al-Tayar avait déjà été suspendu en février pour trois semaines après la publication d'un article sur la famille du président Omar al-Béchir.

Le Soudan connaît un mouvement de contestation depuis le 16 juin même si celui-ci n'est pas comparable à ceux ayant secoué d'autres pays arabes l'année dernière, comme l'Egypte voisine.

Lancé au départ par les étudiants de l'université de Khartoum pour dénoncer la hausse des prix des produits alimentaires, il a pris de l'ampleur après l'annonce d'un plan d'austérité supprimant en particulier les subventions aux carburants.

Les manifestations sont souvent violemment dispersées par les forces de l'ordre et selon une ONG soudanaise, plus de 2.000 personnes ont été interpellées depuis mi-juin, dont des journalistes.

Avant le début de la contestation, le travail des médias était régulièrement entravé, avec des interdictions d'écrire, suspensions de publication, arrestations ou poursuites en justice.

it/vl/tp

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