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17/07/2012 07:35 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Microsoft: l'UE ouvre une autre enquête sur l'offre de navigateurs concurrents

BRUXELLES - La Commission européenne va ouvrir une enquête pour déterminer si Microsoft a respecté ses engagements pris en 2009, c'est-à-dire permettre à ses clients de choisir entre plusieurs navigateurs. En cas de non-respect, les sanctions pourraient être lourdes.

Le Commissaire européen à la Concurrence Joaquin Almunia a précisé mardi avoir des indications selon lesquelles Microsoft n'a pas proposé d'écran avec plusieurs navigateurs, à la place de son navigateur web, Internet Explorer, lié à son système d'exploitation pour PC, Windows.

Selon Joaquin Almunia, le choix promis par Microsoft après un accord avec la Commission en février 2011, n'a pas été offert à ses clients, ce qui implique que 28 millions de personnes n'ont potentiellement pas eu cet accès. Des faits que l'entreprise américaine n'aurait pas contestés.

«Si les infractions sont confirmées, il y aura des sanctions», a prévenu M. Almunia.

Dans un communiqué, Microsoft concède «ne pas avoir pris» ses responsabilités, tout en reconnaissant qu'il devait effectivement fournir un «écran de choix du navigateur» ou BCS.

«À cause d'une erreur technique, nous n'avons pas pu fournir le logiciel de BCS aux PCs vendus avec le pack 1, version actualisée de Windows 7, précise Microsoft dans son communiqué. Bien que nous ayons pris des mesures immédiates pour résoudre ce problème, nous regrettons profondément cette erreur et nous nous en excusons.»

En décembre dernier, la Commission européenne avait accepté les propositions de Microsoft, mais sa décision rendait les engagements de Microsoft juridiquement contraignants. La firme de Redmond était soupçonnée d'enfreindre les règles de l'Union européenne sur l'abus de position dominante en liant la vente d'Internet Explorer à celle de Windows.

Microsoft s'était engagé à proposer pendant cinq ans, au sein de l'Espace économique européen, un écran multi-choix qui permettrait aux utilisateurs de Windows XP, Windows Vista et Windows 7 de sélectionner le ou les navigateurs web qu'ils souhaitent installer en plus d'Internet Explorer, ou à la place. Ils pourraient ainsi ajouter au navigateur de Microsoft, ou même lui substituer, des concurrents comme Firefox de Mozilla, Chrome de Google ou Opera.

Microsoft a déjà versé 1,64 million d'euros d'amendes à l'Union européenne.