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16/07/2012 06:48 EDT | Actualisé 15/09/2012 05:12 EDT

UA: un ministre kényan évoque "intimidations et menaces" de l'Afrique du Sud

Le vice-ministre kényan des Affaires étrangères Richard Onyonka a accusé lundi le gouvernement sud-africain d'avoir eu recours à "des intimidations et des menaces" pour obtenir l'élection de sa candidate à la présidence de la Commission de l'Union africaine.

"Je suis très mal à l'aise avec les méthodes et le style de l'Afrique du Sud", a déclaré M. Onyonka dans un entretien avec l'AFP.

"Ils avaient le droit de présenter un candidat (...), c'était leur droit démocratique. Mais nous avons eu le sentiment qu'il y a eu trop d'intimidation, de pression et de menaces" de leur part, a ajouté le responsable kényan, interrogé en marge du sommet de l'UA à Addis Abeba.

Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne ministre sud-africaine des Affaires étrangères et ex-épouse du président Jacob Zuma, a été élue au quatrième tour de scrutin dimanche soir au poste clé de l'UA, contre le président sortant, le Gabonais Jean Ping, six mois après un premier échec du sommet de l'UA à départager les deux candidats.

Le Kenya, pays anglophone, soutenait la candidature de M. Ping, et de son adjoint le Kényan Erastus Mwencha, "parce que nous estimions qu'ils devaient aller au bout d'un second mandat", a rappelé M. Onyonka.

M. Mwencha devrait conserver son poste de vice-président de la Commission, en dépit d'une règle non écrite selon laquelle les postes de président et de vice-président sont à répartir entre un anglophone et un francophone.

"Pour nous, cette victoire a un goût amer. Je pense que cette élection a suscité au sein de l'UA de profondes divisions qui n'étaient pas nécessaires", a encore déclaré Richard Onyonka. "Cela prendra un certain temps avant que nous mesurions les conséquences" de cette élection, a-t-il conclu.

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