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16/07/2012 01:37 EDT | Actualisé 15/09/2012 05:12 EDT

Les rebelles disent contrôler deux quartiers à Damas (militants)

De violents combats se déroulaient lundi dans plusieurs secteurs de Damas, la capitale syrienne, alors que les rebelles syriens affirment avoir réussi à chasser l'armée régulière de deux quartiers.

Le porte-parole du conseil militaire des rebelles pour la région de Damas a affirmé à l'AFP que le quartier de Midane, proche du centre, et celui de Tadamoun, tous deux hostiles au président syrien Bachar al-Assad, échappent désormais au contrôle de l'armée régulière.

Deux civils et deux rebelles ont péri dans les violences dans ces deux quartiers, selon un bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), proche des opposants syriens.

L'AFP n'est pas en mesure de vérifier ces informations. Les autorités n'ont fait aucun commentaire.

Les combats se sont étendus lundi à Khaled ben el-Walid, une grande artère qui relie le quartier insurgé de Midane au centre de la capitale, et à Aassali, dans le sud, Barzé (nord est), Qaboun et Jobar (est), et Kafar Soussé (ouest).

"L'armée n'est plus présente dans les quartiers de Tadamoun et de Midane. Elle bombarde de l'extérieur", affirme Ahmad al-Khatib, porte-parole du conseil militaire de l'Armée syrienne libre (ASL) pour la région de Damas.

"Plusieurs zones de ces quartiers sont des ruelles étroites, ce qui fait que c'est difficile pour l'armée d'entrer", a-t-il expliqué.

"Le régime est maintenant sur la défensive. Il y a beaucoup de combattants de l'ASL qui sont venus de la province limitrophe" des quartiers rebelles de la capitale, a ajouté l'opposant.

"Midane est sous le contrôle de l'ASL. C'est le début de la fin", a pour sa part affirmé un militant à Tadamoun qui se fait appeler Jacob Hussein.

"Le régime a tenté de mater la révolte à Damas en attaquant Tadamoun. Mais le résultat est que les combats se sont étendus dans plusieurs zones de la capitale", a-t-il dit.

Selon lui, électricité, eau et communications sont coupées actuellement à Tadamoun.

Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), avait affirmé plus tôt dans la journée que des blindés et des véhicules de transport de troupes étaient entrés pour la premiière fois à Midane.

"Avant, les forces de l'ordre étaient dépêchées pour réprimer les manifestations, aujourd'hui, il y a des soldats engagés dans des combats", avait-il affirmé.

Selon lui, la majorité des combattants sont des déserteurs et des civils armés à partir de Damas même.

ser-ram/sk/sb