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16/07/2012 08:20 EDT | Actualisé 15/09/2012 05:12 EDT

Habré au Sénégal: décision sur la requête de la Belgique le 20 juillet (CIJ)

Le Cour internationale de justice (CIJ) a annoncé lundi qu'elle rendrait le 20 juillet son arrêt sur une requête de la Belgique, qui souhaite que le Sénégal poursuive l'ex-président tchadien Hissène Habré ou l'extrade pour qu'il soit jugé par la justice belge.

"La CIJ, organe judiciaire principal des Nations unies, rendra le vendredi 20 juillet 2012 son arrêt en l'affaire relative à des Questions concernant l'obligation de poursuivre ou d'extrader (Belgique c. Sénégal)", a indiqué la CIJ dans un communiqué.

"Une séance publique aura lieu à 15 heures, au cours de laquelle le président de la Cour, M. Peter Tomka, donnera lecture de l'arrêt de la Cour", a ajouté la CIJ, qui siège à La Haye.

Renversé par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno qui, après avoir été un de ses proches, était entré en rébellion, Hissène Habré vit en exil à Dakar depuis sa chute en 1990 après huit ans au pouvoir.

Estimant que le refus de Dakar de poursuivre ou d'extrader Hissène Habré pour crimes contre l'humanité notamment "viole l'obligation générale de réprimer les crimes de droit international humanitaire", Bruxelles avait saisi la CIJ le 19 février 2009, lui demandant d'ordonner au Sénégal de le juger ou de l'extrader.

Six audiences avaient été tenues du 12 au 21 mars, durant lesquelles les représentants de la Belgique et du Sénégal ont exposé leurs arguments.

Bruxelles avait émis en 2005 un mandat d'arrêt contre l'ex-président à la suite d'une plainte déposée en 2000 par un Belge d'origine tchadienne en vertu d'une loi belge dite de "compétence universelle" pour les crimes de droit international.

Plusieurs demandes d'extradition avaient été déposées en vain par Bruxelles pour faire venir en Belgique M. Habré, accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture notamment.

Dakar a accepté en 2006 de juger M. Habré à la demande de l'Union africaine (UA) mais n'a jamais organisé de procès.

Selon une commission d'enquête tchadienne, le régime d'Hissène Habré a fait plus de 40.000 morts parmi les opposants politiques et parmi certains groupes ethniques.

mbr/jlb