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16/07/2012 09:03 EDT | Actualisé 15/09/2012 05:12 EDT

Explosion d'une cargaison d'armes à Chypre: 6 hauts responsables plaident non coupable

Six haut responsables chypriotes, dont deux anciens ministres, ont plaidé lundi non coupable d'homicide involontaire dans l'explosion meurtrière en 2011 d'une cargaison d'armes.

L'ancien ministre des Affaires étrangères Marcos Kyprianou et l'ex-ministre de la Défense Costas Papacostas figurent parmi les six responsables mis en cause pour l'explosion du 11 juillet 2011 dans laquelle 13 personnes avaient péri et 62 autres avaient été blessées. La déflagration avait également provoqué l'arrêt de la principale centrale électrique de Chypre.

Tous ont plaidé non coupable pour les accusations d'homicides involontaires et d'homicides par négligence.

L'arrêt de cette centrale avait conduit à des coupures quotidiennes de courant et à des perturbations économiques qui avaient remise en question les prévisions de croissance de l'île qui vient de demander une aide financière de l'Union européenne.

L'accusation d'homicide involontaire peut être sanctionnée par une peine de réclusion à perpétuité.

Les autres accusés sont le commandant en chef adjoint de l'armée, Savvas Argyrou, ainsi que le commandant des pompiers Andreas Nicolaou, le commandant adjoint des pompiers Pambos Charalambous et le commandant de l'unité de réaction en cas de désastre, Andreas Loizides.

A l'origine huit personnes devaient figurer dans le box des accusés. Les accusations contre le colonel de l'armée George Georgiades avaient été abandonnées tandis que Petros Tsalikidis l'ancien chef de la Garde nationale chypriote, un Grec résidant à Salonique (nord), est poursuivi en Grèce dans le cadre de cette affaire et ne sera pas extradé à Chypre pour y être jugé.

L'audience devant la cour criminelle de Larnaca, sur la côte sud de l'île, a été ajournée jusqu'au 27 août et reprendra en septembre.

Une enquête publique avait reconnu la responsabilité du président Demetris Christofias dans l'explosion mais il n'était pas possible de le poursuivre en raison de son immunité présidentielle.

Outre les pénuries d'électricité, cette tragédie a provoqué une crise politique dans le pays, où des manifestations régulières ont réclamé la démission du président Christofias.

Les 98 conteneurs d'armes étaient empilés depuis plus de deux ans sans protection à la base navale de Mari, à 150 mètres seulement de la centrale électrique.

Ils avaient été saisis en février 2009 à bord d'un navire battant pavillon chypriote en provenance d'Iran et faisant route vers la Syrie.

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