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16/07/2012 06:53 EDT | Actualisé 15/09/2012 05:12 EDT

Crise au Sahel: feu vert de l'UE à une mission anti-terrorisme au Niger

L'Union européenne a donné lundi son feu vert au lancement en août d'une mission civile pour aider le Niger à mieux lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée, qui déstabilisent depuis plusieurs mois la région du Sahel.

Cette mission baptisée Eucap Sahel Niger sera composée initialement d'une cinquantaine d'experts internationaux qui seront basés à Niamey, a précisé le Conseil européen dans un communiqué.

Ses activités "seront, dans un premier temps, concentrées sur le Niger mais elles pourraient être ultérieurement étendues au Mali et à la Mauritanie", a-t-il ajouté.

"Du fait de l'intensification de l'activité terroriste et des conséquences du conflit en Libye, l'insécurité s'est considérablement aggravée dans la région du Sahel. La nouvelle mission contribuera à renforcer les capacités locales de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée", a déclaré la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, citée dans le texte.

Le principe de cette "mission de sécurité" avait été adopté en mars par les ministres des Affaires étrangères des 27 après avoir été demandée par le Niger dans le cadre du Concept de gestion de crises de l'UE.

Niamey s'inquiète des risques de déstabilisation liés à la crise au Mali, aujourd'hui divisé entre un Sud sans réel gouvernement et un Nord occupé par deux groupes islamistes armés alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Avec un mandat initial de deux ans, Eucap Sahel Niger bénéficiera d'un budget de 8,7 millions d'euros pour la première année et assurera la formation des forces de sécurité nigériennes (gendarmes, policiers, garde nationale).

Ses experts, qui travailleront avec une trentaine d'agents locaux, "apporteront un soutien à la coordination régionale" dans la lutte contre le terrorisme et "une assistance dans la mise en place d'une procédure pénale fondée sur l'Etat de droit", précise le communiqué.

Les pays européens n'envisagent pas à l'heure actuelle d'intervenir militairement au Mali et souhaitent que ce soit l'Union africaine ou la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) qui se mobilisent, en accord avec le Conseil de sécurité de l'Onu.

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