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16/07/2012 05:19 EDT | Actualisé 15/09/2012 05:12 EDT

Affrontements à Damas, selon l'Observatoire des droits de l'Homme

BEIRUT - BEYROUTH (Sipa) — Des combattants de l'opposition affrontaient lundi les forces gouvernementales dans la capitale syrienne pour la deuxième journée consécutive, a rapporté l'Observatoire des droits de l'Homme.

Les violences ont entraîné brièvement la fermeture de l'autoroute reliant l'aéroport international de Damas au sud de la ville, une première selon Mustafa Osso, militant des droits de l'Homme basé en Syrie. "Il semblerait qu'il y ait une nouvelle stratégie pour emmener les combats dans le centre de la capitale", a-t-il déclaré à l'AP, en référence aux rebelles qui se battent sous la bannière de l'Armée syrienne libre. "La capitale était sûre. Cela va troubler le régime".

D'après les activistes et les habitants, les combats qui se déroulaient dans plusieurs quartiers de Damas seraient les plus violents depuis le début de l'insurrection contre le régime du président Bachar el-Assad, en mars 2011.

D'après l'Observatoire des droits de l'Homme, basé à Londres, et Mustafa Osso, les violences se déroulaient dans les quartiers de Kfar Souseh et Tadamon.

La capitale syrienne restait sous le contrôle des forces de Bachar el-Assad, bien qu'il y ait eu des violences dans Damas ces derniers mois. En banlieue, par contre, certaines villes se sont révoltées entraînant une réponse rapide et violente de l'armée. Des militants ont ainsi fait état d'attaques des forces gouvernementales lundi dans la banlieue de Qatana.

Un habitant, qui s'exprimait de manière anonyme, a rapporté que des coups de feu et des explosions sporadiques avaient été entendus lundi matin, alors que les affrontements ont lieu habituellement de nuit.

Sur le terrain diplomatique, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé lundi l'Occident de chantage pour faire accepter une nouvelle résolution de l'ONU, qui permettrait l'emploi de la force en Syrie, ce que refuse catégoriquement la Russie.

"A notre grand regret, il y a des éléments de chantage", a déclaré M. Lavrov lors d'une conférence de presse. "On nous dit que si nous n'acceptons pas la résolution dans le cadre du Chapitre 7 de la Charte de l'ONU, alors la prolongation de la mission des observateurs sera refusée".

"Nous considérons que c'est une approche absolument contre-productive et dangereuse, étant donné qu'il est inacceptable d'utiliser les observateurs comme monnaie d'échange", a-t-il lancé.

Par ailleurs, l'envoyé spécial de l'ONU Kofi Annan devait arriver lundi à Moscou pour évoquer la crise syrienne avec les dirigeants russes, soutien indéfectible au régime syrien depuis le début de la révolte populaire.

ljg/AP-v107-169