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15/07/2012 09:43 EDT | Actualisé 14/09/2012 05:12 EDT

Des officiers canadiens aux commandes de l'important exercice maritime RIMPAC

OTTAWA - Des dirigeants militaires canadiens occupent des postes de commandement importants à l'occasion du plus grand exercice maritime au monde pour la première fois en 40 ans.

Le Rim of the Pacific (RIMPAC) est un événement de six semaines qui se déroule tous les deux ans depuis 1974. Vingt-deux pays participent à toutes sortes de simulations au large de l'archipel d'Hawaï, des atterrissages amphibies aux missions de plongée, en passant par l'abordage de vaisseaux en mer et des exercices avec tirs réels.

Généralement, ce sont des officiers américains qui dirigent les opérations. Mais cette année, des Canadiens assument des fonctions d'importance, un privilège qui n'avait jamais été accordé à des militaires issus d'autres pays que les États-Unis auparavant.

Le contre-amiral Ron Lloyd est le commandant en second de la Force opérationnelle interarmées, qui rassemble presque tous les effectifs du RIMPAC. Le brigadier-général Michael Hood est le commandant de la composante aérienne alors que le commodore Peter Ellis est à la tête d'un groupe opérationnel amphibie sous le commandement de l'USS Essex.

En entrevue avec La Presse Canadienne, le ministre de la Défense, Peter MacKay, a affirmé qu'il s'agissait d'une reconnaissance des compétences du Canada, qui a joué au cours des dernières années un rôle de leader en Afghanistan, en Libye et à Haïti.

Plus de 1400 marins, aviateurs et soldats canadiens prennent part à l'exercice aux côtés de militaires provenant notamment de la Russie, de l'Australie et du Japon. Des bateaux, une unité de plongeurs, plusieurs avions et une compagnie d'infanterie des Forces canadiennes sont également sur place.

M. MacKay se rendait dimanche dans la région, où il montera à bord du NCSM Algonquin.

«Ils adorent ce type d'exercice tout comme ils adorent les vrais déploiements», a indiqué le ministre de la Défense au sujet des soldats canadiens. «C'est pour ça qu'ils s'entraînent. C'est aussi une occasion de se mesurer à d'autres dans le cadre de scénarios réels.»

Peter MacKay a souligné que le RIMPAC était bénéfique pour le Canada parce qu'il lui permettait de renforcer ses liens avec les pays du Pacifique alors qu'il essaie d'être accepté au sein du Partenariat transpacifique, une nouvelle zone de libre-échange.