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Première session au parlement birman pour Aung San Suu Kyi

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a siégé pour la première fois lundi comme députée à la chambre basse du parlement birman, consécration de son entrée dans le jeu politique légal après des années de lutte passées pour la plupart en résidence surveillée.

"J'essaierai de faire de mon mieux pour mon pays", a déclaré la chef de file de l'opposition avant de s'engouffrer dans le parlement pour la première session ordinaire de sa carrière politique.

Après deux décennies de quasi-illégalité sous le joug de la junte, son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), est devenue lors des partielles d'avril dernier le premier parti d'opposition avec environ 10% des sièges.

L'hémicycle est largement dominé par les militaires et leurs alliés. Mais le régime dit "civil" qui a succédé en mars 2011 à la junte militaire a continué ces dernières semaines à consolider son pouvoir, avec l'annonce du départ de plusieurs conservateurs de postes-clé du gouvernement.

La session avait repris mercredi dernier mais Suu Kyi, 67 ans, revenue quelques jours avant d'un voyage de plus de deux semaines en Europe, avait obtenu de ne pas assister à ces séances.

Cette session doit notamment être consacrée aux récentes violences en Etat Rakhine (ouest) entre communautés musulmane et bouddhiste, qui ont fait plus de 80 morts et des dizaines de milliers de déplacés en juin.

A l'ordre du jour figureront aussi les débats sur la très attendue loi sur les investissements, dans un marché très prometteur mais dépourvu des infrastructures légales nécessaires pour assouvir la soif des grands groupes étrangers.

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