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22/06/2012 09:46 EDT | Actualisé 22/08/2012 05:12 EDT

Le pétrole rebondit légèrement à New York, dans un marché toujours prudent

Les prix du pétrole remontaient légèrement vendredi à l'ouverture à New York, après être passés pour la première fois en huit mois jeudi sous le seuil de 80 dollars, dans un marché toujours prudent, inquiet pour la demande de brut.

Vers 13H30 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août prenait 44 cents à 78,64 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du baril tentaient de se reprendre, après avoir dégringolé de plus de 3 dollars jeudi, tombant sous la barre de 80 dollars pour la première fois depuis octobre.

"Les cours du pétrole sont partis très bas (jeudi), et se sont rapprochés d'un nouveau seuil de soutien, entre 74 et 76 dollars, au-dessus desquels ils tentent de se maintenir" pour l'instant, a constaté Rich Ilczyszyn, de iiTrader.

Après avoir poursuivi leur recul en cours d'échanges électroniques avant l'ouverture de la séance vendredi, à 77,56 dollars, leur plus bas niveau depuis le 6 octobre, les cours profitaient d'une légère tendance haussière, mais les analystes pensaient que cela ne durera pas.

"Le pétrole tente de rebondir après le désastre de la veille mais il se heurte à de nombreux vents contraires à la suite de l'abaissement des notes de crédits d'une série de grandes banques mondiales par Mooody's et alors que les indicateurs restent égaux à eux-mêmes, c'est-à-dire mauvais", a relevé Matt Smith de Summit Energy (Schneider Electric).

La décision jeudi soir par l'agence d'évaluation financière Moody's d'abaisser la note de 15 grandes banques occidentales actives sur les marchés mondiaux, dont les américaines Bank of America et Citigroup, renforçait la nervosité des investisseurs.

La publication vendredi d'un nouveau recul en juin du baromètre Ifo mesurant le climat des affaires en Allemagne, n'était pas non plus pour les rasséréner, alors que les craintes s'accroissent autour de l'Espagne, que le marché redoute de voir contrainte de demander un plan de sauvetage international.

"Si Wall Street ne parvient pas à rebondir aujourd'hui, cela se traduira certainement sur le marché des matières premières", et notamment sur les prix de l'or noir, a noté Rich Ilczyszyn.

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