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22/06/2012 01:48 EDT | Actualisé 22/08/2012 05:12 EDT

Le camp Obama profite d'un article de presse sur Romney pour le tacler

L'équipe de campagne de Barack Obama n'a pas manqué vendredi de sauter sur l'occasion d'un article incendiaire du Washington Post sur le fonds d'investissement Bain Capital, autrefois dirigé par Mitt Romney, pour attaquer le rival républicain du président.

Documents officiels à l'appui, l'article en question indique que Bain Capital, présidé par M. Romney dans les années 1990, a investi massivement dans des sociétés spécialisées dont le coeur d'activité était la délocalisation d'emplois des Etats-Unis vers l'étranger.

"Bain n'était certes pas l'entreprise qui pesait le plus en termes de délocalisations, mais elle a commencé très tôt", relève le quotidien.

Ces révélations tombent mal pour le futur adversaire de Barack Obama à la présidentielle du 6 novembre. M. Romney bâtit en effet son message autour de la promesse de créations d'emplois, en mettant en avant l'expérience qu'il a accumulée lorsqu'il travaillait dans le privé.

L'équipe de campagne de M. Obama n'a d'ailleurs pas tardé à réagir aux informations du Washington Post, parlant d'une "hypocrisie stupéfiante" dont ferait preuve le candidat républicain.

Mitt Romney "fait campagne à travers les Etats-Unis, en assurant vouloir protéger et promouvoir l'emploi dans ce pays. Mais (...) nous venons d'apprendre qu'il a empoché une fortune en conseillant des entreprises sur la meilleure manière de délocaliser des emplois en Chine et en Inde", a expliqué dans un communiqué David Axelrod, principal stratège du président démocrate pour la campagne.

Les Américains doivent décider s'ils veulent d'un "délocalisateur en chef" dans le Bureau ovale, a encore martelé M. Axelrod. Pour lui, l'article suggère que M. Romney était l'un des pionniers en matière de délocalisations d'emplois, ce qui contraste de façon flagrante avec la politique économique du président.

Dans son enquête, le Post souligne que Bain Capital, fondé et dirigé pendant 15 ans par M. Romney, a investi massivement dans des sociétés spécialisées dans la mise en place de centres d'appels à l'étranger.

Mais la porte-parole du candidat républicain, Andrea Saul, a assuré vendredi que cet article était "fondamentalement vicieux" car il ne fait pas la différence entre délocaliser (transférer des emplois à l'étranger) et faire appel à la sous-traitance.

"Mitt Romney a passé 25 ans dans le monde réel de l'économie donc il comprend pourquoi les emplois arrivent et repartent (...) comme président des Etats-Unis il mettra en place une politique qui rendra plus attractif pour les entreprises le fait de créer des emplois ici à la maison", a assuré Mme Saul, tentant de sauver l'image de M. Romney qui à plusieurs reprises a accusé la Chine de voler de façon injuste des emplois aux Américains par sa politique économique.

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