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22/06/2012 08:15 EDT | Actualisé 22/08/2012 05:12 EDT

L'armée égyptienne critique les résultats non officiels de la présidentielle

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir en Egypte, a critiqué l'annonce de résultats non officiels de la présidentielle et affirmé qu'il agirait avec "fermeté" contre toute atteinte aux intérêts publics et privés, dans un communiqué vendredi.

Selon le Conseil, ces résultats non officiels ont causé des tensions dans la rue, le candidat des Frères musulmans Mohamed Morsi et l'ex-Premier ministre de Hosni Moubarak, Ahmed Chafiq, ayant déjà proclamé chacun leur victoire à la présidentielle avant l'annonce officielle de la haute commission électorale.

L'armée "agira avec la plus grande fermeté face à toute tentative de porter atteinte aux intérêts publics et privés", a dit le CSFA dans ce communiqué lu à la télévision.

Tout en réitérant son respect du droit de manifester pacifiquement sans mettre en danger les intérêts publics et privés, l'armée a appelé toutes les "parties à éviter toute action qui mettrait en danger la sécurité du pays".

L'annonce des résultats non officiels par les deux candidats avant leur proclamation officielle "ne se justifie pas et a été l'une des causes des divisions et des tensions sur la scène politique", a-t-elle souligné, rappelant dans ce contexte qu'elle se tenait à "distance égale" des forces politiques.

Le CSFA a en outre appelé au respect de la justice, rappelant que les décisions prises par le pouvoir judiciaire, "doivent être exécutées et toute entrave sera punie par la loi".

La Haute cour constitutionnelle en Egypte avait invalidé le 14 juin l'Assemblée du peuple dominée par les islamistes pour un vice dans la loi qui a régi son élection. La chambre a ensuite été dissoute par le CSFA qui a pris des dispositions lui permettant d'assumer le pouvoir législatif.

Cette dissolution a été condamnée par les Frères musulmans comme un "coup d'Etat".

La déclaration du CSFA qui dirige de fait le pays depuis la chute de Hosni Moubarak, le 11 février 2011, est intervenue au moment où des milliers de manifestants étaient rassemblés, place Tahrir au Caire, à l'appel notamment de la confrérie qui a menacé le pouvoir militaire de "confrontation avec le peuple" si leur candidat n'est pas reconnu vainqueur de la présidentielle.

hj/tp