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21/06/2012 12:30 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

Plus de 13 000 déplacés à cause des violences dans l'ouest de la Côte d'Ivoire

ACCRA, Ghana - Plus de 13 000 personnes ont fui leurs foyers dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire après des attaques menées par des hommes armés non identifiés qui ont fait au moins 22 morts, dont sept membres de la force de l'ONU dans le pays, a rapporté jeudi une responsable des Nations unies.

Les habitants de la ville de Tai sont «traumatisés» et en proie à la peur et à la panique, a déclaré Ute Kollies, chef de l'agence humanitaire de l'ONU en Côte d'Ivoire.

«Nous avons recensé cinq attaques depuis le début de juin, et vu les rumeurs qui circulent, tout le monde a peur de ce qui pourrait se passer ensuite», a-t-elle souligné. Dans certains villages, toutes les maisons ont été détruites, a-t-elle indiqué.

Les soldats ivoiriens et de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire mènent des patrouilles, mais la région frontalière avec le Liberia doit être mieux sécurisée pour protéger la population et offrir des passages sûrs pour l'acheminement de l'aide humanitaire, a souligné Mme Kollies.

Toutes les personnes déplacées vivent chez des familles d'accueil, a-t-elle expliqué. «Il y a dans certains cas de 15 à 20 personnes qui vivent chez une famille de cinq personnes.»

Le gouvernement ivoirien a imputé les attaques à d'anciens milicens ou mercenaires fidèles à l'ancien président Laurent Gbagbo.

Après l'arrestation de Laurent Gbagbo, actuellement détenu par la Cour pénale internationale à La Haye, de nombreux mercenaires et miliciens qui ont combattu pour lui ont fui vers le Liberia.