NOUVELLES
21/06/2012 04:56 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

Les islamistes haussent le ton en faveur de leur candidat à la présidence

Les Frères musulmans égyptiens ont fait monter la pression jeudi sur le pouvoir militaire en affirmant être prêts à maintenir un sit-in place Tahrir au Caire tant que leur candidat Mohamed Morsi ne serait pas reconnu vainqueur de l'élection présidentielle.

Un haut responsable de la confrérie a également mis en garde contre "une confrontation entre l'armée et le peuple" si le rival de M. Morsi, l'ancien Premier ministre de Hosni Moubarak, Ahmad Chafiq, était déclaré gagnant.

Les deux candidats affirment avoir remporté cette première présidentielle depuis la chute de M. Moubarak en février 2011, qui s'est achevée dimanche.

La commission électorale, qui devait publier les résultats officiels jeudi, a annoncé que cette annonce était reportée à une date non-précisée, afin d'étudier les recours pour irrégularités présentés par les deux camps.

Les Frères musulmans protestent également contre les dispositions prises par le Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir, lui permettant d'assurer le pouvoir législatif à la suite de la dissolution la semaine dernière de l'Assemblée dominée par les islamistes.

Cette disposition obligera le prochain président à avoir l'aval des militaires pour pouvoir faire passer des lois. L'armée s'est également octroyée de larges prérogatives en matière de sécurité, ainsi que pour contrôler le processus de rédaction de la future constitution.

"Nous insistons sur le fait que nous allons rester sur la place Tahrir pour réaliser les objectifs de la révolution", affirme un haut responsable islamiste, Essam el-Erian, sur le site du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), émanation des Frères musulmans. Le journal de ce parti appelle également à un sit-in tant que M. Morsi n'aura pas été déclaré vainqueur.

A l'appel de la confrérie, des milliers de personnes ont manifesté mardi à Tahrir, où certains de ses militants sont ensuite restés avec des tentes.

Le site cite également un membre du bureau politique de la confrérie, Mahmoud Ghozlan, qui met en garde contre une "confrontation entre l'armée et le peuple" si M. Chafiq était déclaré vainqueur.

"L'insistance du camp de M. Chafiq pour dire qu'il a gagné montre les mauvaises intentions du conseil militaire et de la commission électorale", affirme-t-il.

se-cr/vl