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21/06/2012 11:46 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

Les créateurs de «Brave» assurent que leur film n'est pas traditionnel

TORONTO - Les films de Pixar se sont toujours tenus loin du traditionnel, transformant des idées à l'apparence non commerciale — des films avec des robots solitaires, des rongeurs gourmands et des veufs dans des maisons volantes — en énormes succès au box-office.

Mais le plus récent film du studio d'animation, «Brave» («Rebelle»), raconte l'histoire d'une princesse indisciplinée qui s'oppose à sa mère surprotectrice au Xe siècle, en Écosse.

Certains fans de Pixar ont accusé les animateurs de se rapprocher dangereusement des films pour enfants traditionnels généralement produits par Disney, qui a acheté Pixar en 2006.

Le réalisateur Mark Andrews et la productrice Katherine Sarafian doivent donc maintenant défendre leur film contre des accusations voulant qu'il ne soit tout simplement pas assez étrange pour les mordus de Pixar.

«J'ai entendu: "Oh non, ils vont maintenant se lancer dans une recette déjà éprouvée, a confié Sarafian au cours d'une récente entrevue à Toronto. Il y a une grande tradition de princesses Disney et de contes de fées Disney. Nous avons essayé — pendant tout le processus créatif — de demeurer très Pixar, ce qui signifie différents et nouveau.»

«Ils ne nous connaissent pas vraiment s'ils croient que nous seront traditionnels. Ce ne sont pas de véritables fans de Pixar», a ajouté Andrews.

Le réalisateur s'est inspirée de sa propre fille de 12 ans pour le personnage de la princesse Merida. Il s'est également assuré que l'Écosse médiévale dépeinte dans le film soit la plus réaliste possible, des châteaux à ses créatures en passant par son folklore unique.

Il souhaitait également inclure dans le film certains éléments sinistres qui pourraient même faire peur aux plus jeunes spectateurs.

«Je crois que nous sommes heureux que ce soit indiqué dans le matériel promotionnel afin que les gens sachent qu'ils vivront des émotions fortes», a expliqué Sarafian.

«Ce n'est pas "La belle et le clochard". Nous serions des cinéastes irresponsables et nous ne (raconterions) pas la meilleure histoire possible si nous restions loin des aspects les plus sombres. (...) Il devait y avoir des animaux effrayants et des choses terrifiantes et dangereuses pour que nous ressentions véritablement quelque chose à la fin de l'histoire.»

«Brave» prendra l'affiche ce vendredi.