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21/06/2012 03:47 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

Le CICR tentera de nouveau vendredi d'entrer dans le cité syrienne de Homs

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) va essayer de nouveau vendredi d'entrer dans la ville syrienne de Homs (centre) pour évacuer des civils qui y sont bloqués, après l'échec jeudi de deux tentatives, a annoncé le Croissant rouge syrien.

Mercredi, le CICR a annoncé avoir reçu les assurances du régime et des rebelles qu'ils allaient respecter une "pause temporaire" pour lui permettre d'entrer dans la Vieille ville de Homs et d'en faire sortir surtout les malades et les blessés.

Des centaines de civils sont piégés depuis des semaines dans plusieurs quartiers rebelles de Homs assiégés et pilonnées par les troupes du régime. Electricité, eau, nourriture et médicaments manquent, selon des militants sur place.

"Malheureusement, une deuxième tentative menée en coordination avec le CICR a échoué", a déclaré dans la soirée le directeur des opérations du Croissant rouge, Khaled Erksoussi. "L'équipe du CICR a quitté la région et elle est en route vers Damas".

Dans la matinée, des tirs ont stoppé une précédente tentative.

"Une équipe du CICR et du Croissant rouge syrien a tenté ce matin d'entrer dans la vieille ville de Homs dans l'objectif d'évacuer les blessés et les malades et d'autres personnes qui ont besoin d'être évacuées", a expliqué un porte-parole du CICR, Hicham Hassan.

"Malheureusement, l'équipe a dû faire demi-tour et revenir à cause des tirs", a-t-il dit, sans préciser si le CICR avait été directement visé.

"L'entrée (du CICR et du Croissant-Rouge) est retardée par les bombardements du quartier de Khaldiyé", a affirmé Abou Bilal, un militant sur place. "La situation est catastrophique. Le régime n'a pas tenu parole. Nous (l'opposition) avons annoncé notre engagement au cessez-le-feu".

Mais dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat, le ministère syrien des Affaires étrangères a à son tour accusé "les groupes terroristes à Homs d'avoir fait échouer les tentatives du CICR et du Croissant rouge syrien d'entrer dans la ville en tirant sur leurs équipes".

Le régime syrien ne reconnaît pas la révolte lancée il y a 15 mois et assimile les opposants et les rebelles à des "terroristes".

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