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21/06/2012 12:10 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

La version des faits du tueur présumé de Trayvon Martin rendue publique

Les avocats de George Zimmerman, accusé du meurtre du jeune Noir Trayvon Martin en Floride en février, ont diffusé jeudi des enregistrements réalisés lors de son interrogatoire par la police, présentant sa version des faits qui lui sont reprochés.

Au cours de ces interrogatoires, Zimmerman explique avoir pris en chasse le jeune Noir de 17 ans, qu'il jugeait suspect. Après avoir arrêté de le poursuivre et être retourné à sa voiture, il affirme que Trayvon Martin a surgi de l'obscurité et lui a dit: "Tu as un problème?"

"A quel moment avez-vous dégainé votre arme?", demande un enquêteur, selon les propos retranscrits par la défense. "Après qu'il m'a cogné la tête plusieurs fois contre le sol, j'ai appelé à l'aide", répond Zimmerman.

Celui-ci décrit un Trayvon Martin agressif la nuit du crime, ajoutant: "Il a essayé de couvrir ma bouche et mon nez, quand il a fait ça j'ai essayé de me dégager (...), j'ai senti sa main glisser contre mon côté droit et il a dit +tu vas mourir+".

M. Zimmerman a été détenu pendant une semaine en avril puis remis en liberté conditionnelle en échange d'une caution de 150.000 dollars. Mais cette remise en liberté a été révoquée par un juge début juin, qui a estimé que M. Zimmerman avait induit le tribunal en erreur sur sa situation financière au moment de l'audience consacrée à sa liberté sous caution, le 20 avril.

Il est de retour en cellule depuis le 3 juin, tandis que sa femme --également accusée d'avoir menti-- a été arrêtée le 12 juin.

Une nouvelle audience a été fixée le 29 juin au tribunal de Sanford pour déterminer à nouveau le montant de la caution.

Jeudi également, les autorités municipales de Sanford, où les faits ont eu lieu, ont annoncé le lienciement du chef de la police, estimant qu'à ce poste il est nécessaire d'avoir "la confiance et le respect des élus et la confiance de toute la communauté".

Le chef de la police de Sanford était en congé temporaire après avoir été sous le feu de critiques pour ne pas avoir arrêté Zimmerman le 26 février, jour où celui-ci a tué par balle l'adolescent non armé.

L'émoi suscité dans le pays, où de nombreuses voix ont dénoncé un crime motivé par des préjugés racistes, a finalement cxonduit à l'arrestation de Zimmerman six semaines plus tard.

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