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21/06/2012 04:46 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

Euro-2012 - La République Tchèque a trouvé une équipe, pas les demies

Eliminée (0-1) par le Portugal en quart de finale de l'Euro-2012, la République Tchèque, une des bonnes surprises du tournoi, ramène tout de même quelques nouvelles certitudes de Pologne: elle a retrouvé un collectif, un mental solide et quelques joueurs prometteurs.

Le lot de consolation. Les Tchèques quittent la compétition, mais après leur désastreuse entame contre la Russie (4-1), les parieurs les renvoyaient bien plus tôt chez eux, à la frontière sud.

Ils ont redressé la barre, faisant preuve de qualités morales sur lesquelles ils pourront s'appuyer à l'avenir. Ils l'ont réussi grâce à un jeu collectif bien réglé, qui est également une promesse.

La jeune équipe pourra notamment compter sur ses découvertes comme Vaclav Pilar, Petr Jiracek ou Thodor Gebreselassie.

Elle a réveillé de bons souvenirs, ceux de l'équipe de Vladimir Smicer et Karel Poborsky qui avait atteint la finale de l'Euro-1996.

Le lien avec le passé est assuré par Michal Bilek. Le sélectionneur, était de la dernière équipe de Tchécoslovaquie, avec Tomas Skuhravy et Lubomir Moravcik, quart de finaliste du Mondial-1990, puis éliminée de la course à l'Euro-1992 par la France d'Eric Cantona et Jean-Pierre Papin avant de disparaître.

Mal aimé dans son pays ("Je sais que je ne suis pas populaire, mais que voulez-vous que j'y fasse?", disait-il), Bilek a construit une équipe solide et basée sur un collectif fort.

Après le naufrage du premier match contre la Russie (4-1), il a "fermé la défense avec Tomas Hübschman", qui forme le duo de récupérateurs avec Jaroslav Plasil dans un 4-2-3-1 étanche porté sur la contre-attaque.

Dans les buts, Petr Cech, qui a longtemps repoussé l'échéance contre les Portugais, est toujours un des meilleurs gardiens du monde, sur la lancée de sa Ligue des champions victorieuse avec Chelsea. Et ce malgré la plus belle boulette de portier du tournoi contre les Grecs, mais indolore (2-1).

Les couples arrières-ailiers coulissent parfaitement, Gebreselassie-Jiracek à droite, Pilar-David Limbersky à gauche, et en pointe Milan Baros se charge du travail ingrat: harcèlement des défenseurs, blocage de la relance et nombreuse fautes. Avec 14 coup francs concédés en trois matches, il est le joueur le plus sanctionné du premier tour de l'Euro! Ce chiffre résume à lui seul la tactique tchèque: la contre-attaque.

Le système de Bilek est si bien huilé qu'il a pu se passer de son meilleur joueur, le meneur de jeu d'Arsenal Tomas Rosicky, dont le tendon d'Achille droit lui a fait manquer l'essentiel du tournoi. Rosicky, encore forfait jeudi, a été bien remplacé par Daniel Kolar pendant deux matches et demi.

Bilek et les Tchèques peuvent maintenant se tourner avec optimisme vers les qualifications du Mondial-2014, dans le redoutable groupe B, avec le Danemark et l'Italie.

eba/nip