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21/06/2012 12:51 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

Euro-2012 - Allemagne-Grèce: Löw en appelle à "l'instinct du tueur"

Le sélectionneur de l'Allemagne Joachim Löw a indiqué jeudi qu'il espérait que ses joueurs auront "l'instinct du tueur" devant le but, vendredi, pour remporter leur quart de finale de l'Euro-2012 face à la Grèce.

Q: Comment avez-vous trouvé les Grecs jusqu'ici ?

R: "Jusqu'ici ils ont très bien joué. Ils sont très dynamiques et bien en place en défense. Ils sont très motivés pour ce match, donc ce sera un match difficile, car ils défendent très bien et savent mener des contre-attaques. On doit s'adapter à cela et s'il y a bien une chose qu'on ne fera pas c'est de sous-estimer les Grecs".

Q: Que pensez-vous de leur jeu ultra-défensif ?

R: "Les Grecs jouent le même jeu depuis des années. Leur entraîneur veut qu'ils jouent collectif et ils y arrivent souvent. Ils ont de très bons défenseurs, bons dans les duels. C'est dans leur sang. Ils jouaient déjà comme ça en 2004. Ils défendent et essayent de faire mal avec leur contre-attaques. C'est ce qu'ils ont réussi à faire contre la Russie. On ne compte jamais sur eux, mais ils sont toujours là. Ce sont de vrais artistes de la survie".

Q: Pensez-vous qu'il y aura un match fermé vendredi ?

R: "Cela pourrait être un match fermé, effectivement. Déjà parce que les Grecs ne se laisseront pas désorganiser si facilement en défense. Mais je pense que dans chaque match jusqu'ici on a réussi à se procurer des occasions et montrer comme on peut jouer vite et de façon dynamique devant. On a aussi marqué de jolis buts. On a posé des problèmes à toutes les défenses. Si on s'applique bien dans nos courses, qu'on joue vite, on aura des occasions. Contre le Danemark, on en a eu, on ne les a pas concrétisées et cela nous a posé quelques problèmes. Donc il sera très important d'avoir l'instinct du tueur. Les Grecs seront très défensifs, ils n'hésiteront pas à se regrouper à neuf aux abords de la surface de réparation. Mais on trouvera la faille".

Q: Vous êtes tout de même clairement favori pour ce match...

R: "On est peut-être favori pour ce match, évidement, c'est logique, c'est clair, on le sait. Mais on sait aussi que ce ne sont pas toujours les favoris qui gagnent. On pensait aussi que les Russes étaient favoris contre les Grecs et on a vu ce qui s'est passé. Quand le match commence, tout cela ne compte plus. Si on joue sur nos forces, notre confiance dans nos qualités, nos points forts dans ce match, on sera assez fort pour battre les Grecs, oui. On ne doit pas trop regarder l'adversaire, on doit regarder notre jeu et faire ce que l'on sait faire de mieux pendant 90 minutes".

Q: Si vous tardez à marquer, cela ne va-t-il pas vous rendre nerveux ?

R: "Vous ne me verrez pas nerveux de si tôt. Je suis très émotionnel pendant un match. Je me réjouis de petites choses, comme une belle passe réussie, et je m'énerve aussi pour de petites choses, comme une passe ratée. (...) Dans cet Euro on sent que toutes les équipes savent bien défendre. Parfois il faut savoir se montrer patient. Parfois on a des matches qui vont d'un but à l'autre, avec deux équipes qui donnent tout pour l'attaque. Cela a peut-être été comme ça contre les Pays-Bas, mais ça ne sera pas le cas avec la Grèce. Ils essaieront d'abord de garder leur cage inviolée et jouer les contres. Marquer tôt serait pour nous évidemment un avantage".

Propos recueillis en conférence de presse.

hap/grd