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20/06/2012 12:35 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

Pour Pierluigi Collina, le but de l'Ukraine contre l'Angleterre était valable

VARSOVIE, Pologne - Pierluigi Collina, le responsable de l'arbitrage à l'UEFA, a qualifié mercredi «d'erreur humaine» le but refusé à l'Ukraine lors de la défaite de 1-0 face à l'Angleterre, mardi, lors de la troisième journée du groupe D de l'Euro 2012.

«Nous nous sommes trompés, a commenté l'ancien sifflet italien. Je préférerais que nous ne nous soyions pas trompés, mais on l'a fait. Les arbitres sont des humains et les humains font des erreurs.»

Sur une frappe de l'attaquant Artem Milevsky à la 62e, le défenseur anglais John Terry a dégagé en catastrophe un ballon qui avait franchi la ligne. Viktor Kassai, l'arbitre hongrois de la rencontre, a suivi l'avis de son assistant et laissé le jeu se dérouler. Les multiples ralentis d'après-match ont montré que le but était valable, créant une énième polémique et relançant le débat sur l'arbitrage vidéo.

Mais Collina a refusé de mettre en cause Kassai, même si celui-ci n'arbitrera plus d'ici à la fin de la compétition.

«M. Kassai n'est pas responsable, mais il aurait eu trop de pression. Pour moi, c'est un des meilleurs arbitres d'Europe. Mais c'était mieux pour lui de ne plus être au tournoi.

«Se tromper, c'est une chose, mais il s'agit de s'être trompé de quelques centimètres et non pas de 50 centimètres, comme cela a pu être écrit. Néanmoins, c'est le seul problème sur une longue expérience avec beaucoup de matchs», a poursuivi le légendaire homme en noir, réfutant les accusations d'Oleg Blokhine, le sélectionneur ukrainien, qui a assuré que le ballon était entré d'un mètre.

À en croire Gianni Infantino, le secrétaire général de l'UEFA, il s'agit de la première erreur d'un cinquième arbitre sur un millier de matchs à travers l'Europe depuis que l'expérience a été lancée il y a trois ans. Sur 24 matchs de l'Euro, 302 décisions ont été prises par des arbitres-assistants. Le patron des arbitres de l'UEFA a rappelé que 95,7 pour cent des décisions des arbitres-assistants avaient été justes (289 correctes, 13 incorrectes).

Sur Twitter, Joseph Blatter, le président de la FIFA, a participé au débat, assurant que «après le match d'hier (mardi), la vidéo sur la ligne de but n'est plus une alternative, mais une nécessité».

Une décision concernant l'arbitrage vidéo doit être prise par le «Board», instance garante des lois du jeu, le 5 juillet, en Suisse. Deux technologies concurrentes sont actuellement testées.