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20/06/2012 02:14 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

Les sociétés américaines sont moins nombreuses à prévoir embaucher

WASHINGTON - Un sondage mené auprès de chefs d'entreprise montre que les grandes sociétés américaines sont moins nombreuses à prévoir embaucher des travailleurs et augmenter leurs dépenses au cours des six prochains mois, reflétant la faiblesse de l'économie des États-Unis.

Selon les résultats de cette étude intitulée Business Roundtable, 36 pour cent des chefs d'entreprise ont l'intention d'augmenter leurs effectifs lors des six mois à venir, comparativement à 42 pour cent lorsque le même sondage a eu lieu il y a trois mois.

Le président du groupe de dirigeants et chef de la direction de Boeing, Jim McNerney, a expliqué cette baisse par «les préoccupations entourant les obstacles de plus en plus persistants à une reprise plus solide». Ces obstacles incluent l'incertitude entourant la possibilité de hausses des impôts et de réductions des dépenses aux États-Unis au début de l'année prochaine, de même que la crise financière européenne.

Seulement 43 pour cent des chefs d'entreprise ont dit avoir l'intention d'accroître les dépenses consacrées à l'équipement, aux ordinateurs et aux autres biens d'importance, contre 48 pour cent trois mois plus tôt.

Pour la plupart, les dirigeants s'attendent encore à ce que les ventes augmentent au cours des six prochains mois.

Dans l'ensemble, l'indice des perspectives des chefs d'entreprise a reculé à 89,1 au deuxième trimestre, contre 96,9 lors des trois mois précédents. Toute lecture supérieure à 50 traduit une croissance.

Ces sombres prévisions font suite à la forte baisse des embauches enregistrée au cours des deux derniers mois, diminution qui fait craindre un ralentissement de l'économie après un solide début d'année. La croissance de l'emploi n'a en moyenne atteint que 73 000 postes en avril et en mai, à la suite de gains mensuels moyens de 226 000 emplois lors des trois premiers mois de l'année.

Le taux de chômage américain a augmenté à 8,2 pour cent mai, contre 8,1 pour cent un mois plus tôt.