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17/06/2012 07:24 EDT | Actualisé 17/08/2012 05:12 EDT

Report de la campagne pour le droit des Saoudiennes de conduire

Des militantes saoudiennes ont annoncé dimanche avoir reporté à la semaine prochaine leur campagne incitant les femmes à prendre le volant, en raison du décès du prince héritier Nayef ben Abdel Aziz.

Ces militantes avaient initialement appelé les femmes à défier l'interdiction de conduire dans le royaume dimanche, à l'occasion du premier anniversaire de la campagne Women2Drive déclenchée le 17 juin 2011.

"Nous avons décidé de reporter notre campagne au vendredi 22 juin, en raison du décès du prince héritier" qui doit être inhumé dimanche à La Mecque, a déclaré à l'AFP Hind al-Zaher, l'une des militantes.

Les animatrices de la campagne avaient appelé les femmes titulaires d'un permis étranger à conduire et invité les hommes --époux, fils ou frères des conductrices-- à s'installer sur les siège passagers en signe de soutien.

L'Arabie saoudite, qui applique une interprétation rigoriste de l'islam, est le seul pays au monde où les femmes n'ont pas le droit de conduire.

Une pétition lancée mercredi pour demander au roi Abdallah d'autoriser les femmes à conduire, a recueilli jusque là plus de 800 signatures.

Une poignée de Saoudiennes avaient répondu le 17 juin 2011 à un appel lancé par des militantes pour défier l'interdiction, et une pétition qui avait recueilli 3.500 signatures avait déjà été adressée au roi.

Cette mobilisation, organisée via Twitter et Facebook, était la plus importante depuis l'arrestation en 1990 de 47 Saoudiennes qui avaient manifesté au volant de leur voiture.

Depuis un an, des centaines d'entre elles ont pris le volant et des dizaines ont été arrêtées et forcées à signer un engagement à ne plus récidiver, selon les militantes.

Aucune loi n'interdit aux femmes de conduire, mais les autorités se fondent sur un édit religieux (fatwa) dans lequel de puissants religieux se disent opposés au droit de la femme de conduire.

Les femmes doivent engager un chauffeur ou, si elles n'en ont pas les moyens, dépendre du bon vouloir des hommes de leur famille. Elles sont en outre obligées de sortir voilées et ne peuvent voyager sans escorte de leur mari ou d'un proche.

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