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17/06/2012 04:36 EDT | Actualisé 16/08/2012 05:12 EDT

La ville rebelle syrienne de Homs de nouveau pilonnée par l'armée (ONG)

L'armée syrienne a repris son pilonnage violent du bastion rebelle de Homs, ont indiqué des militants en disant manquer de nourriture et d'eau et craindre "un massacre" en cas d'assaut des troupes alors que les violences ont fait 15 nouvelles victimes à travers le pays dimanche.

"Les forces gouvernementales poursuivent depuis quatre à cinq jours le pilonnage de Homs, dans une tentative de prendre le contrôle de plusieurs quartiers", a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), se basant sur des témoignages de militants sur place.

"Le pilonnage n'a pas cessé et le siège de la ville nous étouffe. Nous manquons de nourriture, d'eau et de médicaments", a affirmé Abou Bilal, un militant qui craint que les troupes ne commettent "un massacre" si elles pénètrent dans les quartiers encerclés.

Un civil est mort dans le pilonnage de Khaldiyé, et deux rebelles ont été tués dans d'autres quartiers de Homs dans des combats ou par des tirs.

Les forces gouvernementales ont pilonné également Talbissé et Rastane, autres localités de la province de Homs qui sont hors du contrôle des autorités depuis des mois, a précisé l'ONG.

"Nous n'avons plus de lait pour les enfants, ni eau ni électricité", se plaint une habitante, mère de deux enfants, dans une vidéo mise en ligne par des militants montrant des images du quartier de Jouret al-Chiyah à Homs ravagé par les destructions, des rues vides et des bâtiments incendiés.

"Nous ne demandons ni argent ni armes, nous voulons juste sortir nos enfants d'ici", dit-elle.

Samedi, le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a averti qu'un nouveau massacre se profilait à Homs, affirmant que 30.000 soldats et membres de milices pro-gouvernementales assiégeaient la ville.

La veille, l'OSDH avait exhorté l'ONU à "intervenir immédiatement pour faire arrêter les bombardements incessants sur les quartiers de Homs afin d'évacuer plus de 1.000 familles encerclées, comprenant des enfants et des femmes".

Dans la province d'Alep (nord), deux civils ont péri dans les bombardements des localités d'Abine et d'Andane, que les forces gouvernementales tentent de contrôler, selon l'OSDH.

Dans la province de Damas, à la pointe de la rébellion, des combats violents se sont déroulés entre insurgés et soldats dans la localité de Mleiha, a poursuivi l'OSDH.

Deux civils ont péri sous les tirs à Douma, bombardée par les troupes et où des combats opposent les soldats aux insurgés, et deux autres ont été tués à Misraba et à Nahr Aïché, dans la même province.

Ailleurs, un civil a été tué par un tireur embusqué près du village al-Tamaané, dans la province d'Idleb (nord-ouest), où une voiture piégée a explosé sans faire de victime. Un combattant rebelle et un civil ont péri à Deir Ezzor (est).

Les violences ont atteint également la province de Lattaquié (nord-ouest) où les villages de la Montagne kurde sont bombardés par l'armée, selon l'OSDH.

Au moins trois soldats ont été tués dans des combats avec des insurgés dans la vallée du Ghab dans la province de Hama (centre), selon l'ONG.

Les observateurs de l'ONU ont annoncé samedi la suspension de leurs opérations en Syrie raison de "l'intensification des violences" dans ce pays où 69 personnes, dont 51 civils, ont été tuées samedi, d'après l'OSDH.

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