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17/06/2012 10:11 EDT | Actualisé 17/08/2012 05:12 EDT

Euro-2012 - Groupe C - L'Italie doit d'abord battre l'Eire

L'Italie a impérativement besoin d'une victoire contre l'Eire de Giovanni Trapattoni, lundi à Poznan, pour aller en quarts de finale de l'Euro-2012, avant de s'inquiéter d'une entente (le fameux "biscotto") entre Espagne et Croatie qui l'éliminerait.

"Comme si on avait déjà gagné le match contre l'Eire", s'énerve Gianluigi Buffon sur sa page Facebook. Pour leur gardien et capitaine, les Italiens ne doivent pas sous-estimer l'orgueil des Verts, corrigés par l'Espagne (4-0) et soucieux de ne pas rentrer "les mains vides", comme dit l'attaquant Robbie Keane.

Les Irlandais ont concédé un but dans les cinq premières minutes de leurs deux premiers matches. Ils vont finir par retenir la leçon, et les Italiens pourraient s'énerver s'ils ne trouvent pas le chemin du but.

Cesare Prandelli a analysé les fins de matches fébriles de son équipe comme le fruit d'une certaine fragilité mentale, après avoir d'abord cru à une panne physique.

Le sélectionneur a annoncé "trois à quatre changements" dans son onze de départ. Il devrait revenir à une défense à quatre défenseurs, avec une charnière Andrea Barzagli, de retour de blessure, et Giorgio Chiellini.

Prandelli pourrait également intervertir ses arrières, qui ont beaucoup donné physiquement dans la défense à cinq, Ignazio Abate pour Christian Maggio à droite, et Federico Balzaretti pour Emanuele Giaccherini à gauche.

La grande inconnue concerne l'attaque. Prandelli croit en Mario Balotelli, qui a connu une petite alerte, s'est entraîné dimanche, mais n'a pas envie de "s'époumoner" après lui pour qu'il respecte la tactique. Antonio Di Natale est favori devant le boudeur buteur de Manchester City, au côté d'Antonio Cassano.

"Si on joue avec Di Natale, il faudra trouver la profondeur pour le servir en balles de buts", a dit Prandelli.

Les Italiens ne comptent que deux points. Ils se sont déjà trouvés dans une telle situation. Au Mondial-2010, ils étaient passés à la trappe en perdant contre la Slovaquie (3-2), mais en 1982 cela ne les avait pas empêché de terminer champions du monde. Au Mondial-1994 ils étaient passés par un chas encore plus étroit (un point en deux matches, après une défaite... contre l'Eire) pour atteindre la finale.

Les "Azzurri" ne peuvent compter sur aucune complaisance de l'Eire et de ses techniciens italiens, Trapattoni et Marco Tardelli, son adjoint. Eliminés, "nous jouerons avec moins de pressions", assure ce dernier à la Gazzetta dello sport.

"C'est un match décisif pour nous et pour eux, nous ne voulons pas terminer avec zéro point, et c'est aussi une question d'orgueil et de respect pour notre public, qui est venu si nombreux", assure Tardelli.

En cas de but des Verts, "j'exulterai, oui, pourquoi, je ne devrais pas? Mais après je serai triste pour les Azzurri", ajoute le champion du monde 1982, bien placé pour juger de la résilience des Italiens.

Ce but, Damian Duff rêve de le marquer, pour sa 100e sélection.

eba/