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16/06/2012 07:48 EDT | Actualisé 16/08/2012 05:12 EDT

Sommet du G20: le président Calderon veut plus que 430 G $ pour l'Europe

LOS CABOS, Mexique - L'hôte du sommet du G20 au Mexique, le président Felipe Calderon, dit s'attendre à ce que les principales économies de la planète offrent plus que les 430 milliards $ US promis pour stopper la progression de la crise financière européenne.

S'exprimant devant des journalistes, M. Calderon a déclaré qu'il s'attendait à «une plus forte capitalisation» que les membres du Fonds monétaire international (FMI) ont promis en avril. Selon lui, la recapitalisation du FMI est l'un des principaux tests à partir duquel mesurer le succès du sommet.

Le président mexicain a dit samedi qu'il ne s'attendait pas à ce que les États-Unis participent à la recapitalisation, ce qui, selon lui, démontre l'importance des économies émergentes. L'argent serait utilisé pour tirer du pétrin des pays et des secteurs industriels importants qui ne peuvent plus emprunter sur les marchés publics en raison des craintes voulant que la crise les empêche de rembourser.

«Je m'attends à ce qu'il y ait une très importante entente concernant le FMI, a-t-il dit. Cela aura une importance phénoménale pour plusieurs raisons, principalement parce qu'il s'agira du plus important accord de capitalisation du FMI de l'histoire de l'organisme.

«Deuxièmement, il s'agira de la première fois où le fonds sera recapitalisé sans les États-Unis. Cette fois, le leadership américain n'a pas été nécessaire.»

Les 20 principaux leaders de la planète se rassemblent pour un sommet de deux jours, débutant lundi, qui sera dominé par la crise en Europe.

Comme l'ont fait d'autres chefs de gouvernement, M. Calderon a réduit les attentes par rapport à la capacité du sommet de traiter les résultats des élections nationales de dimanche, en Grèce. Celles-ci pourraient porter au pouvoir un parti qui rejette les termes d'un plan de sauvetage international du pays. Ce rejet pourrait alors déclencher une réaction en chaîne menant à la sortie de la Grèce de la zone euro et la dissémination de craintes dévastatrices sur le plan économique à propos de la viabilité d'autres pays et industries européens.

Au dire du président Calderon, les ramifications des élections ne seront probablement pas entièrement claires pendant le sommet. Le chef d'État a par ailleurs décrit l'objectif global de la rencontre comme la mise au point de solutions à long terme plutôt que de rassurer les marchés à court terme.

«Dans tous les cas, je crois que nos efforts au sein du G20, et les efforts des autres pays européens, visent à construire des scénarios au sein desquels l'avenir économique de l'Europe n'est pas lié au dossier grec, a-t-il dit. Cela implique des progrès plus rapides dans la construction d'une Union européenne véritablement intégrée.»

Il a toutefois mis en garde contre l'attente d'étapes claires vers cet objectif au sortir du sommet du G20.