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16/06/2012 03:24 EDT | Actualisé 16/08/2012 05:12 EDT

Les leaders étudiants montent sur scène à Montréal pour relancer la mobilisation

Les dirigeants des syndicats étudiants québécois ont voulu "redonner un certain enthousiasme pour poursuivre la lutte" dans le conflit qui les oppose au gouvernement de la province, a déclaré l'une d'eux à propos de leur passage vendredi sur scène aux Francofolies de Montréal.

Justifiant la présence des leaders étudiants aux côtés du groupe de rap québécois Loco Locass, Jeanne Reynolds, porte-parole de la coordination la Classe, a déclaré à l'AFP qu'il devait "y avoir des moments marqués par la musique et l'art en général dans ce contexte social pour redonner un certain enthousiasme pour poursuivre la lutte".

Une fois sur scène, les dirigeants des trois principaux syndicats étudiants ont observé une minute de silence. La jeune femme âgée de 20 ans a qualifié cette action de "très symbolique pour la liberté d'expression". "Le groupe, qui est politisé, nous avait invités à monter sur scène et à parler", a-t-elle expliqué. Les organisateurs des Francofolies avaient demandé à ce qu'ils respectent "la politique du festival" qui interdit les discours sur les scènes musicales.

Autre porte-parole de la Classe, Gabriel Nadeau-Dubois a lancé une de leurs chansons intitulée "Libérez-nous des libéraux", en imitant le Premier ministre libéral québécois, Jean Charest.

A la fin du spectacle, le trio de rappeurs a repris en boucle le slogan chanté par les manifestants lors de leurs marches nocturnes : "La loi spéciale...on s'en câlisse! (on s'en fiche, Ndlr)", faisant référence à la loi 78 qui encadre étroitement le droit de manifester.

La mobilisation étudiante contre la hausse des prix de scolarité dure depuis quatre mois au Québec et une nouvelle manifestation est prévue le 22 juin.

amch/via/mdm