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16/06/2012 08:27 EDT | Actualisé 16/08/2012 05:12 EDT

La date de fin du nettoyage d'une fuite de pétrole en Alberta est inconnue

DICKSON, Alta. - Des résidants en bordure d'un lac albertain où s'est déversé du pétrole d'un oléoduc percé affirment que la compagnie possédant le pipeline n'est toujours pas en mesure d'indiquer la durée des opérations de nettoyage.

Selon Gary Mortier, qui faisait partie d'un groupe d'environ 150 personnes ayant assisté à une rencontre de Plains Midstream Canada, samedi, l'entreprise n'a pas pu dire si des compensations monétaires seraient offertes si le nettoyage se poursuivait à l'été. La compagnie a plutôt suggéré d'appeler un numéro sans frais.

Jusqu'à 475 000 litres de pétrole ont fui dans la rivière Red Deer et dans le lac Gleniffer, plus tôt ce mois-ci. Le vice-président de l'entreprise, Stephen Bart, a déclaré que des compensations seraient versées, mais n'a pas donné de détails.

Les journalistes se sont fait dire que les rencontres de samedi étaient privées.

La porte-parole de Plains Midstream Canada Darlene Crowell a confirmé par courriel que les propriétaires s'inquiétant d'une éventuelle compensation devront en effet appeler le numéro sans frais pour obtenir des informations.

La compagnie a prévu une séance d'informations destinée aux médias lundi.

Au dire de M. Mortier, environ 10 représentants se trouvaient à la rencontre de samedi, et une vidéo a également été présentée.

Plusieurs personnes, a-t-il ajouté, ont discuté lors de la rencontre de la possibilité d'une révision des normes pour éviter de futurs déversements de pétrole. Aux yeux de Plains Midstream, le haut niveau de la rivière a transporté la majeure partie du pétrole dans le lac Gleniffer.

Le gouvernement albertain dit examiner l'eau de la rivière et du lac deux fois par jour dans 21 sites différents. Selon la province, de faibles niveaux d'hydrocarbures ont été détectées au-delà des bouées déployées sur le lac, mais que les niveaux sont bien en-deçà des normes de consommation d'eau potable de l'Alberta.

Le gouvernement continue par ailleurs de demander aux citoyens de ne pas puiser directement de l'eau dans la rivière ou le lac, ou de se baigner dans l'un des deux cours d'eau.