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16/06/2012 02:33 EDT | Actualisé 16/08/2012 05:12 EDT

Euro-2012 - Ambiance de fête à Varsovie avant un Russie-Grèce décisif

L'ambiance était à la fête samedi dans les rues de Varsovie, au stade et les zones de supporteurs avant le match entre la Russie et la Grèce, décisif pour une place en quart de finale de l'Euro-2012, quatre jours après des bagarres entre hooligans polonais et russes.

Plus de 20.000 supporteurs russes étaient attendus au Stade National et près de 4000 Grecs, aux côtés d'une trentaine de milliers de Polonais, selon les organisateurs polonais.

Michel Platini, président de l'UEFA, a demandé samedi "à tous les fans se rendant à Varsovie ou à Wroclaw" pour "les matches décisifs du groupe A" de "se comporter avec dignité et respect, et d'avoir un comportement exemplaire dans les stades et les rues des villes".

"Aucun incident à signaler jusqu'à présent. C'est tout à fait calme", a déclaré à l'AFP Maciej Karczynski, le porte-parole de la police de Varsovie.

Arborant de très nombreux drapeaux russes, les fans de la "Sborna" affluaient massivement vers l'arène du match, dans une ambiance joyeuse, se prenant volontiers en photo avec des policiers, nombreux mais relativement discrets.

"On va gagner 1 à 0 contre les Russes et la Pologne vaincra les Tchèques par 2 à 1", prédit Petros qui vient d'arriver d'Athènes. Ces résultats assureraient la qualification aux Grecs et aux Polonais.

"La Russie gagnera 5-0!", s'exclame Vetcheslav Matveenko, entouré de quatre amis, tous vêtus de couleurs nationales blanc-bleu-rouge.

"Aujourd'hui, pas de problèmes. L'ambiance est comme il faut. Mardi, c'étaient des hooligans russes et polonais qui ont provoqué la bagarre. La police les a calmés. Nous sommes des supporteurs normaux, on s'entend bien avec les Polonais et les Tchèques", assure-t-il.

Dans les tribunes du stade, le ministre russe des Sports, Vitali Moutko, et un conseiller du président Vladimir Poutine, Mikhail Fedotov, devaient assister au match samedi soir.

Le 12 juin, de violents incidents avaient eu lieu en marge du match Pologne-Russie (1-1) dans les rues de Varsovie. Ces accrochages, qui avaient fait une vingtaine de blessés légers, s'étaient soldés par l'interpellation de 184 hooligans, majoritairement polonais (157) selon la police.

La majorité ont déjà été condamnés par les tribunaux polonais à des peines de prison ferme ou avec sursis, voire à des amendes, pour voies de fait à l'égard de la police ou participation à un rassemblement illégal.

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