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26/05/2012 06:25 EDT | Actualisé 26/07/2012 05:12 EDT

Le Polisario appelle la France à reconnaître les droits des Sahraouis

Le Front Polisario a appelé samedi à Alger la France, présidée par le socialiste François Hollande, à faire prévaloir "le droit à l'existence et à la justice au Sahara occidental" pour la paix en Méditerranée et l'édification d'un Maghreb arabe.

"Notre voeu est qu'avec l'avènement de la gauche au pouvoir, la France d'aujourd'hui fera entendre sa voix avec force pour faire prévaloir la primauté du droit, la démocratie, le respect des droits de l'Homme, le droit à l'existence et la justice au Sahara Occidental", a déclaré le secrétaire général du Polisario Mohamed Abdelaziz au quotidien Le Soir.

"Cela confortera inéluctablement la paix dans la région méditerranéenne et contribuera à l'édification d'un Maghreb arabe démocratique auquel aspirent l'ensemble de ses peuples, sans exclusion aucune", a ajouté M. Abdelaziz, également président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), reconnue par l'Union africaine.

Paris est considérée par le Polisario, soutenu par Alger, comme soutenant les thèses de Rabat concernant cette ex-colonie espagnole que le royaume occupe depuis 1975 et considère comme son territoire.

Le 18 mai, le Quai d'Orsay avait "réitéré" son appui au plan d'autonomie marocain "seule proposition réaliste aujourd'hui sur la table des négociations", tout en prenant "note" que Rabat ait retiré sa confiance à l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, Christopher Ross.

Le Maroc a accusé M. Ross de travail "partial et déséquilibré", après la publication d'un rapport de l'ONU sur cette zone conflictuelle. L'ONU y accusait notamment Rabat de compliquer le travail des Casques bleus de la Mission de l'ONU (Minurso) au Sahara occidental.

Le Conseil de sécurité avait ensuite adopté, le 24 avril, une résolution prolongeant d'un an le mandat de la Minurso, tout en demandant au Maroc "d'améliorer la situation des droits de l'homme" dans ce territoire qu'il contrôle.

Le Polisario réclame l'indépendance du Sahara Occidental ou un référendum pour déterminer librement son choix.

Pour M. Abdelaziz, le rejet de la mission de M. Ross "cache mal le désarroi de Rabat", qui revient en fait à "un retrait de confiance non seulement à M. Ross mais aussi à l'ONU".

bmk/aub