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26/05/2012 07:39 EDT | Actualisé 26/07/2012 05:12 EDT

Egypte: le candidat Chafiq promet ne pas revenir à l'ère Moubarak

Le candidat à la présidentielle égyptienne Ahmad Chafiq a promis samedi de ne pas revenir au régime du président déchu Hosni Moubarak, dont il a été le dernier Premier ministre, et de poursuivre sur la voie de la "révolution".

"Je promets à tous les Egyptiens que nous allons commencer une ère nouvelle. Il n'y aura pas de retour en arrière. Ce qui est passé appartient au passé", a déclaré à la presse M. Chafiq, qui doit affronter le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi au second tour de la présidentielle les 16 et 17 juin.

"Il n'y a pas de place pour un retour à l'ancien régime. La roue du temps ne reviendra pas en arrière", a-t-il encore promis.

L'ancien Premier ministre, qui avait dû quitter ses fonctions sous la pression de la rue en mars 2001, peu après la démission de M. Moubarak, a affirmé qu'il entendait "restaurer la révolution" et appelé à "bâtir la démocratie pour l'Egypte".

"Votre révolution a été détournée et je m'engage à la restaurer", a-t-il dit pour chercher à dissiper son image d'homme de l'ancien système, accusé vendredi soir par les Frères musulmans de mettre la révolution "en danger".

Il a également tendu la main aux candidats éliminés au premier tour, qui s'est tenu mercredi et jeudi, "pour que nous travaillions ensemble pour le bien du pays".

Ancien commandant en chef de l'armée de l'air, puis ministre de l'Aviation civile et appelé à diriger le gouvernement dans les derniers jours de la présidence Moubarak, M. Chafiq est critiqué par ses adversaires pour ses liens avec l'ancien régime.

Il a fait sa campagne du premier tour sur des promesses de retour à la stabilité et à la sécurité destinées aux nombreux Egyptiens inquiets face à la montée de la crise économique et de la criminalité depuis la chute de M. Moubarak.

M. Chafiq est très soutenu au sein de la communauté chrétienne copte (près de 10% de la population), inquiète face à la montée de l'islamisme. Il est en revanche très impopulaire parmi les mouvements de jeunes qui ont initié la révolte anti-Moubarak et l'accusent d'être le candidat des militaires actuellement au pouvoir.

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