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25/05/2012 08:04 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Un nouveau livre explique comment Barack Obama aimait fumer de la marijuana

NEW YORK, États-Unis - Barack Obama a fumé de la marijuana. Souvent, avec plaisir et de façon avide.

Plusieurs sites Internet ont publié vendredi des extraits d'un livre à paraître sur le président des États-Unis, qui contient de nouvelles révélations au sujet de son enthousiasme face à la marijuana quand il était jeune.

Selon le livre «Barack Obama: The Story» de David Maraniss, qui doit être mis en vente à la mi-juin, le jeune Barack avait un talent pour l'«interception».

«Quand un joint faisait le tour du groupe, il allongeait souvent le bras, criait "Intercepté!" et prenait une bouffée supplémentaire», écrit l'auteur.

Le livre affirme que quand il étudiait au collège privé Punahou d'Hawaï dans les années 1970, Barack Obama s'assurait que ses amis et lui en aient pour leur argent. Sa bande était surnommée le «Choom Gang», «choom» étant un mot du dialecte hawaïen qui signifie «fumer de la marijuana».

«Barry (le surnom de Barack Obama à l'époque) a popularisé le concept de "bouffée de plafond"», écrit David Maraniss.

«Quand ils fumaient dans la voiture, toutes les fenêtres devaient être fermées afin que la fumée ne s'échappe pas et ne soit pas gaspillée. Quand le joint était fini, ils penchaient la tête en arrière et aspiraient les dernières volutes de fumée qui stagnaient au plafond.»

Ces révélations ont été accueillies avec humour sur les réseaux sociaux et ailleurs sur Internet. Le site Buzzfeed.com a intitulé la nouvelle «Guide de l'utilisateur pour fumer de la marijuana avec Barack Obama», alors que sur Twitter, certains blaguaient en affirmant que les républicains avaient désormais une arme potentielle pour attaquer le président sortant.

De plus en plus d'Américains pensent que la marijuana devrait être légalisée, et rares sont ceux qui pensent que ces révélations vont causer du tort à Barack Obama six mois avant l'élection présidentielle.

«Je ne pense pas que ces histoires vont ébranler qui que ce soit, d'une façon ou d'une autre», a estimé Ethan Nadelmann, directeur de l'organisation pro-marijuana Drug Policy Alliance.

«L'un des facteurs qui l'ont rendu aussi populaire auprès des jeunes il y a quatre ans, c'est sa franchise au sujet de la marijuana et son ton blagueur quand on lui a demandé s'il avait inhalé la fumée. Cela a fait de lui une personne à laquelle les Américains pouvaient s'identifier.»

Un sondage Rasmussen diffusé plus tôt cette semaine indique que 56 pour cent des Américains pensent qu'il est temps de décriminaliser la marijuana et de la gérer de la même façon que la cigarette et l'alcool. Un sondage Gallup mené l'automne dernier a donné des résultats semblables: les Américains favorables à la légalisation étaient plus nombreux que ceux qui s'y opposaient.