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25/05/2012 10:36 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Trafic d'espèces protégées: six nouvelles arrestations en Guinée

Six personnes suspectées de trafic d'espèces protégées en Guinée ont été arrêtées en moins d'une semaine et plus de 800 articles en ivoire et des défenses d'éléphant saisis, a appris l'AFP vendredi de source policière.

Les arrestations se sont déroulées le 19 et 21 mai à Kaloum, dans le centre-ville de Conakry, a affirmé un responsable de la police sous couvert d'anonymat, qui n'a pas précisé les nationalités des suspects, tous sculpteurs.

En outre, les forces de l'ordre ont saisi "plus de 800 objets sculptés en ivoire d'éléphant", dont "de grandes sculptures en ivoire d'éléphant, des hankos (cachets traditionnels d'Asie)" mais aussi "des défenses d'éléphants brutes", a-t-il dit.

La valeur des saisies est inconnue, les estimations étant toujours en cours.

L'opération a été menée par les services de sécurités guinéens en collaboration avec les ministères de la Justice, de l'Environnement, des Eaux et Forêts et du projet GALF (Guinée-Appui à l'application de la loi sur la Faune), d'après la même source.

En deux mois, c'est la deuxième série d'arrestations du genre en Guinée, et le ministre de la Sécurité Maramany Cissé a assuré que la lutte allait se poursuivre.

"Les autorités entendent mettre fin à ce trafic qui avait pris une ampleur incontrôlée dans le pays", a dit M. Cissé jeudi devant la presse.

"Le trafic d'ivoire est en train de vider le continent africain de ses éléphants pour une demande qui est essentiellement destinée au marché étranger", a commenté à l'AFP le lieutenant Amara Bangoura, expert en lutte contre le braconnage.

Le 28 mars, sept suspects de trafic d'espèces protégées avaient été appréhendés, une première dans le pays depuis son indépendance en 1958, d'après un agent chargé de la répression du trafic de la faune sauvage.

Les services de sécurité avaient aussi saisi près de 80 kg d'ivoire sculpté et dix peaux de panthères, pour une valeur de près de 38.000 euros.

Le trafic d'ivoire est illégal depuis 1997 en Guinée, qui est signataire de la Convention sur le commerce internationale des espèces de Faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), mais le pays manque de moyens pour la faire appliquer.

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