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25/05/2012 07:49 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Roland-Garros - Entre Super Nadal et Novak Slam

Entre Rafael Nadal, qui vise un septième titre record, et Novak Djokovic, qui veut réaliser le Grand Chelem sur deux années, Roland-Garros regorge de défis croustillants, à partir de dimanche à Paris.

Placés d'un bout à l'autre du tableau, les deux joueurs s'annoncent comme les grands favoris du tournoi masculin, avec comme principaux arbitres Roger Federer, Andy Murray, David Ferrer, Tomas Berdych et Juan Martin Del Potro.

Côté français on comptera, après la douche froide du forfait de Gaël Monfils, sur Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon et Richard Gasquet pour animer la quinzaine. Mais les perspectives sont limitées et l'espoir ténu.

Il faut dire que les temps sont durs avec un trio qui phagocyte les titres depuis sept ans. Djokovic, Nadal et Federer ont remporté 30 des 31 derniers tournois du Grand Chelem. Seul Del Potro en a chipé un, à l'US Open en 2009.

A Paris, Nadal a raflé six des sept derniers titres. Et lorsqu'il a dû capituler en 2009 face à Robin Soderling, c'est Federer qui a ramassé la Coupe.

Gagner Roland-Garros, Djokovic en rêve. Tenant du titre à Wimbledon, l'US Open et l'Open d'Australie, il est en lice pour gagner les quatre tournois majeurs à la suite, un exploit seulement réalisé par deux hommes dans l'histoire du tennis, Donald Budge en 1938 et Rod Laver en 1962 et 1969.

Depuis, trois hommes ont été en position de répéter le chef d'oeuvre. Ils ont tous échoué, que ce soit Pete Sampras en 1994 à Roland-Garros, Nadal l'année dernière à l'Open d'Australie ou Federer en 2006 et 2007 à Roland-Garros.

"Novak ne pense qu'à ça", a souligné récemment Maria Vajda, l'entraîneur de Djokovic qui restera quoiqu'il arrive N.1 mondial à l'issue du tournoi.

Mais jusqu'à nouvel ordre le maître des lieux à Roland-Garros s'appelle toujours Rafael Nadal, qui vise à y battre le record de six titres qu'il détient actuellement avec Björn Borg. "C'est le favori, c'est clair", a tranché cette semaine John McEnroe, au diapason avec la plupart des observateurs.

C'est logique, d'autant que l'Espagnol arrive dans de bien meilleures conditions qu'en 2011 où, après deux défaites face à Djokovic en finale de Madrid et Rome, il avait commencé le tournoi de manière calamiteuse.

Cette année, tous les voyants sont au vert pour lui. Vainqueur pour la huitième fois à Monte-Carlo, la septième à Barcelone et la sixième à Rome, il a dominé la saison sur ocre comme aux plus belles heures (220 victoires, 9 défaites depuis 2005!) et repris l'ascendant sur Djokovic au passage.

A Rome, il a pris in extremis la place de N.2 mondial à Federer, ce qui lui évite de rencontrer Djokovic avant la finale.

Vendredi, le tirage a également ôté de son chemin Federer, placé du côté de Djokovic, et lui a globalement offert un boulevard, avec des têtes de série (Mayer, Monaco, Almagro ou Tipsarevic) qui n'ont rien pour lui faire peur.

Djokovic, en revanche, avancera en terrain miné. Avant un possible quart de finale face à un Français, Jo-Wilfried Tsonga ou Gilles Simon, qui ferait du bruit à Paris, le Serbe pourrait retrouver Lleyton Hewitt au deuxième tour et ensuite Jürgen Melzer, contre qui il avait perdu en 2010 en quarts de finale.

Federer n'est guère mieux loti. David Nalbandian l'attend dès le deuxième tour et son adversaire en quarts de finale risque d'être costaud avec, au choix, Tomas Berdych ou Juan Martin Del Potro.

En attendant, le Suisse peut déjà, en arrivant au troisième tour, battre un nouveau record, celui du nombre de matches gagnés en Grand Chelem, où il ne compte plus qu'une longueur de retard sur les 233 succès de Jimmy Connors. Ce serait toujours ça de pris.

jk/gv