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25/05/2012 04:30 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

La GRC fermera trois de ses six laboratoires de sciences judiciaires

OTTAWA - La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a décidé de fermer trois de ses six laboratoires de sciences judiciaires et de médecine légale et de concentrer les services dans les installations qui demeureront ouvertes.

Dans un communiqué publié vendredi, une porte-parole de la police fédérale a annoncé que les laboratoires de Regina, Winnipeg et Halifax fermeraient leurs portes et que leurs activités seraient transférées à Vancouver, Edmonton et Ottawa.

Selon la sergente Julie Gagnon, cette mesure permettra d'économiser environ 3,5 millions $ par an, en plus d'améliorer l'efficacité des installations, d'éliminer les répétitions et de réduire les coûts liés aux infrastructures tout en maintenant les services.

Le communiqué précise que la GRC continuera à fournir son expertise dans les domaines de la biologie, de la toxicologie, de l'identification des traces d'outils et d'armes à feu et de la lutte à la contrefaçon.

La police fédérale offre ces services dans la majeure partie du pays. Le Québec et l'Ontario possèdent leurs propres laboratoires judiciaires.

Le gouvernement fédéral planifie l'avenir des laboratoires de la GRC depuis près de deux ans. À l'automne 2010, il a d'ailleurs lancé un appel d'offres afin de trouver des firmes pour analyser les meilleures façons de fournir ce genre de services.

À l'époque, on a même laissé entendre qu'Ottawa songeait à la privatisation.

La sergente Gagnon a toutefois expliqué que les études faites sur le sujet avaient conclu que la solution était de fermer certaines installations et de réunir les services dans les autres.

La dernière refonte du système remonte à 2006, lorsque la GRC avait fusionné sa division de sciences judiciaires avec les services de l'information et de l'identification.

Les laboratoires du corps policier avaient tout de même été critiqués en 2007 dans le rapport de la vérificatrice générale Sheila Fraser, qui leur avait reproché de ne pas respecter leurs propres politiques concernant les délais pour répondre aux demandes.