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25/05/2012 06:51 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Euro-2012 - Suède: Hamren, toujours d'attaque

Toujours d'attaque, tel semble être le mot d'ordre d'Erik Hamren, sélectionneur suédois, qui a réussi à faire revenir Zlatan Ibrahimovic dans une équipe nationale troisième meilleure armada offensive des qualifications de l'Euro-2012 derrière Allemagne et Pays-Bas.

La virage a été pris après une campagne de qualification ratée pour le Mondial-2010: non seulement la Suède n'a pas vu l'Afrique du Sud mais en plus elle avait produit un football pauvre en buts et en spectacle.

Une fois Lars Lagerback, ancien coach national suédois, et sa conception défensive du jeu, partis, il fallait du changement. Telle fut la mission d'Erik Hamren, 54 ans, entraîneur dont la réputation n'avait pas franchi les pays nordiques où il avait entraîné en club (Suède, Danemark, Norvège).

Autre challenge pour ce technicien aux allures de professeur: faire revenir en sélection la star Ibrahimovic qui avait annoncé son retrait de l'équipe nationale.

Avec Hamren, promis juré, "Ibra" ne serait plus jamais isolé sur le front de l'attaque. Discours entendu. "Ibracadabra" est revenu et les milieux trop défensifs sont partis au profit de joueurs faisant vivre le ballon, à l'image de Kim Källström (Lyon), auteur de 7 passes décisives dans les qualifications de l'Euro (à égalité avec Mesut Özil, le meneur de l'Allemagne).

Et le pari s'est avéré gagnant puisque la Suède s'est qualifiée en tant que meilleur deuxième de tous les groupes en qualification, évitant ainsi le piège des barrages après avoir terminé derrière les Pays-Bas dans sa poule.

Mais l'approche offensive des rencontres d'Hamren n'est pas incompatible avec une dose de pragmatisme et de prudence qui lui font dire que les Suédois ne seront pas en mesure de jouer les rouleaux compresseurs dans le groupe D (avec la France, l'Ukraine et l'Angleterre).

"Nous devons être réalistes et accepter que nous allons jouer contre les meilleurs en Europe, et cela va devenir plus dur pour un petit pays comme la Suède, nous essayerons de montrer un mental positif, tourné vers l'attaque, mais cela devra être réévalué en fonction de la qualité de nos adversaires, bien entendu", déclarait-il ainsi récemment dans la presse suédoise.

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