NOUVELLES
25/05/2012 09:21 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Dragon de la société SpaceX en approche finale de la Station spatiale (ISS)

La capsule Dragon de la société américaine SpaceX effectuait tôt vendredi son approche finale de la Station spatiale internationale (ISS) en vue de s'y amarrer, une première pour un vaisseau privé qui pourrait révolutionner le transport dans l'espace.

La capsule non habitée et réutilisable de six tonnes en forme de cloche, dotée de deux antennes solaires, se trouvait à quelques dizaines de mètres de l'avant-poste orbital peu après 13H00 GMT, continuant à effectuer des tests jusqu'à ce qu'elle atteigne une distance de 30 mètres, puis de dix mètres à la portée du bras robotisé de la Station.

Elle sera alors saisie par le bras que manoeuvrent deux des six astronautes de l'équipage vers 14H40 GMT, soit désormais deux heures 40 minutes plus tard qu'initialement prévu.

Ce retard n'indique qu'un petit problème d'ajustement des instruments de la capsule et des vérifications supplémentaires des données pour s'assurer que tout fonctionne parfaitement, selon la Nasa.

Les responsables de la mission préférent également que la capture de Dragon par le bras robotisé se fasse de jour de manière à ce que les astronautes qui manoeuvrent le bras puissent bien voir la capsule, a indiqué une des responsables de la mission au centre de contrôle du vol de l'ISS à Houston.

La Nasa n'avait pas encore indiqué si le moment prévu pour l'amarrage proprement dit, initialement annoncé vers 15H20 GMT, serait également modifié.

Dragon avait amorcé son approche de la Station après que les responsables de la mission au Centre spatial Johnson à Houston (Texas, sud), eurent donné "unanimement" le feu vert à 06H30 GMT.

Dragon avait alors entamé son approche avec un premier allumage de ses moteurs orbitaux à 8H18 GMT.

Peu après 9H30 GMT, la capsule se trouvait à 250 mètres de la Station et a ensuite effectué des manoeuvres de "surplace' et de recul avant de poursuivre son approche et de répéter à chaque étape les mêmes manoeuvres et ce jusqu'à ce qu'elle se trouve à 30 mètres, puis dix mètres, permettant aux responsables de la mission d'analyser les données pour s'assurer du bon fonctionnement des systèmes.

SpaceX avait lancé Dragon mardi de Cap Canaveral en Floride (sud-est) avec sa fusée Falcon 9.

John Couluris, directeur de la mission pour SpaceX, avait dit jeudi lors d'une conférence de presse, que "vendredi serait plus tendu" pour son équipe après une répétition générale parfaite jeudi.

Il s'était déclaré "prudemment optimiste", rappelant qu'il s'agissait "d'un vol d'essai".

L'ouverture des sas entre la Station et Dragon est programmée pour 10H00 GMT samedi.

Les astronautes de l'ISS commenceront alors à transférer dans la Station les 521 kg de provisions alimentaires et matériel de laboratoire se trouvant à bord de Dragon avant de charger la capsule de 660 kg de matériel d'expériences scientifiques menées dans l'avant-poste orbital.

Dragon peut livrer jusqu'à trois tonnes à l'ISS.

Au terme de sa mission, Dragon se désamarrera le 31 mai pour retourner le même jour sur Terre avec un amerrissage parachuté dans le Pacifique, au large de la Californie.

L'amarrage de Dragon marque un moment historique dans le transport spatial.

Le monde "est à l'aube d'une nouvelle ère dans l'exploration spatiale dans laquelle les sociétés privées auront un rôle grandissant", avait dit mardi Elon Musk, 40 ans, fondateur et patron milliardaire de SpaceX.

Il a conclu un contrat de 1,6 milliard de dollars avec la NASA pour douze vols de livraisons de fret à l'ISS en quatre ans.

Il a indiqué mercredi sur Twitter que le président Barack Obama l'avait appelé pour le féliciter.

La Nasa mise sur le succès de SpaceX car elle compte sur le secteur privé pour prendre la relève de la navette spatiale dont la dernière a volé en juillet 2011. C'est ainsi qu'elle espère ravitailler l'ISS dès 2012, à un moindre coût, avant d'y transporter des astronautes vers 2015.

js/gde