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24/05/2012 09:53 EDT | Actualisé 24/07/2012 05:12 EDT

Les Cataractes bafouent les Oil Kings et ils retrouveront les Sea Dogs, vendredi

SHAWINIGAN, Qc - Les Cataractes de Shawinigan vont ravoir la chance de se frotter aux Sea Dogs de Saint-Jean, vendredi, en demi-finale du tournoi de la Coupe Memorial. En présence de 4242 spectateurs au Centre Bionest, l'équipe hôte a obtenu ce droit en pulvérisant les Oil Kings d'Edmonton 6-1, jeudi, dans le match de bris d'égalité.

Il est à souhaiter que les Cataractes aient des buts et de l'énergie en réserve parce qu'ils en seront à leur troisième rencontre en autant de jours — une grosse bouchée à avaler.

«Ce n'est pas un problème, a assuré le défenseur Morgan Ellis, auteur d'un but et d'une passe. Nous sommes habitués aux séquences de trois matchs en autant de soirs ou de quatre matchs en cinq soirs. Honnêtement, ça n'a pas d'importance.»

C'est là que l'inactivité de 31 jours des Cataractes, qui ont été éliminés des séries de la LHJMQ au deuxième tour, peut rapporter des dividendes.

«C'est la raison pour laquelle nous avons tenu un mini-camp d'entraînement, a souligné l'entraîneur Éric Veilleux. Un camp très exigeant, croyez-moi, parce que l'objectif était justement d'être capable de faire face à de l'adversité, comme la fatigue. Je suis confiant que nous jouerons un gros match.»

Les Cats tenteront de venger la défaite de 4-1 subie contre les Sea Dogs, mercredi. Des incidents avaient marqué la fin de l'affrontement, et les deux équipes ont écopé une amende de 2500$ chacune.

Jeudi, les meilleurs éléments de l'équipe ont été les artisans de la victoire. Outre Ellis, Yannick Veilleux, Anton Zlobin, Kirill Kabanov, Michaël Bournival et Pierre-Olivier Morin ont animé l'attaque. Le défenseur Brandon Gormley et l'attaquant Michaël Chaput ont récolté deux passes chacun.

«Nous avons besoin que les gros canons répondent présent dans les matchs cruciaux, et c'est ce qu'ils ont fait, a dit Veilleux. Nous sommes très fiers d'eux.»

Henrik Samuelsson a évité l'humiliation d'un blanchissage aux Oil Kings, qui ont salué la foule sur la glace après le match.

Gabriel Girard l'a emporté devant le filet, avec 29 arrêts. Laurent Brossoit a repoussé 25 lancers.

La LHJMQ est donc assurée d'être représentée en finale du tournoi, dimanche. Les Knights de London y sont déjà qualifiés. Les champions de l'Ouest ont plié bagage, après n'avoir gagné qu'un match.

«Le message aux gars a été qu'ils n'ont pas à rougir de leur performance ici, qu'ils peuvent quitter la tête haute, a souligné l'entraîneur des Oil Kings, Derek Laxdall. Nous sommes une jeune équipe et nous avons connu une formidable saison de 68 victoires, au total. Les gars méritent des félicitations.»

Bien en selle

En avant 2-0, les Cataractes étaient bien en selle après une période. Ce n'est pas que les Oil Kings aient été mauvais. C'était d'ailleurs 10-10 dans les tirs. Juste qu'ils n'ont pas saisi leurs occasions.

Les hôtes ont touché la cible une première fois à 7:30 grâce à la combativité de Kabanov, qui a tout orchestré. Veilleux a effleuré la frappe de Gormley, tout près de Brossoit.

«Nous voulions marquer les premiers et embarquer la foule avec nous, a relevé Ellis. C'est ce que nous devrons refaire vendredi.»

Ellis a doublé l'avance pendant un jeu de puissance, à 17:01. Positionné à la droite du gardien, le défenseur, repêché par le Canadien en 2010, a dégainé sur réception de la passe de Gormley.

Écluses ouvertes

Le toit du Centre Bionest s'est écroulé sur les «Rois de l'huile» en deuxième. Zlobin et Kabanov ont fait 4-0 en l'espace de 1:02, très tôt, et les représentants de l'Ouest étaient prêts à rendre les armes.

Bournival, en supériorité numérique à 8:11, et Morin, en infériorité à 13:59, ont ajouté à leur calvaire.

Brossoit, le «pauvre», ne savait plus où donner de la tête.

Samuelsson a stoppé le massacre à 16:50, en déjouant habilement Girard.

Il n'y a rien d'impossible dans la vie, surtout au hockey junior, mais il aurait fallu que les Oil Kings se donnent un élan de quelques buts en ouverture de troisième pour croire au miracle. Ça ne s'est pas produit.