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24/05/2012 03:15 EDT | Actualisé 24/07/2012 05:12 EDT

L'entente des libéraux ontariens avec le NPD sur le budget est mise à mal

TORONTO - Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, pourrait regretter de ne pas avoir indiqué par écrit les conditions de ses «noces de papier» avec le Nouveau Parti démocratique (NPD).

Les néo-démocrates veulent en effet accélérer l'adoption des modifications au budget qu'ils ont exigées en échange de leur approbation lors d'un vote crucial pour le gouvernement libéral minoritaire. Cela permettrait au gouvernement d'annuler une réduction de la taxe sur les entreprises, prévue pour le 1er juillet, et d'augmenter les impôts des plus nantis.

Selon M. McGuinty, qui avait qualifié l'entente de «mariage heureux», ces conditions n'étaient toutefois pas prévues. Il a d'ailleurs lancé à la blague qu'il n'y avait pas d'avocats ou de documents juridiques à signer lorsqu'il a conclu l'entente avec la chef néo-démocrate, Andrea Horwath.

Les libéraux, minoritaires, accusent le NPD de retarder l'adoption du projet de loi budgétaire et de renier leur promesse de voter en sa faveur. Ils affirment que le NPD ne pourra faire adopter à temps la mesure sur les impôts des entreprises, parce que le vote sur le budget a été retardé.

Les néo-démocrates soutiennent toutefois n'avoir rien retardé et avoir seulement donné leur accord pour que le projet de loi budgétaire franchisse la première étape.

Le parti dit ne pas être intéressé à provoquer des élections, ce qui se produira si le projet de loi est rejeté à l'Assemblée législative.