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24/05/2012 04:03 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

La presse égyptienne se réjouit d'une élection présidentielle "libre"

La presse égyptienne a salué jeudi la première élection présidentielle de l'après-Moubarak comme "libre et historique", se réjouissant que la première journée du scrutin se soit déroulée dans le calme et la "joie" malgré les incertitudes pesant sur le pays.

"Nous avons réalisé un rêve", dit le quotidien pro-gouvernemental Al-Akhbar.

"Le 23 mai 2012, les Egyptiens sont allés aux urnes pour choisir leur dirigeant pour la première fois de leur histoire librement et sans fraude", ajoute-t-il.

Tous les journaux publient des photos d'électeurs souriants attendant de voter dans de longues files. Le premier tour du scrutin, âprement disputé par douze candidats après des décennies d'élections acquises à l'ancien régime, se poursuit jeudi pour la deuxième et dernière journée. Un second tour est prévu les 16 et 17 juin.

"Le bonheur est dans l'air", clame le quotidien indépendant Al-Chourouq, en saluant "un jour de joie et de fierté".

"Que les Egyptiens fassent la queue pour choisir un président de la République et que personne ne soit d'accord sur le nom du futur président, cela veut dire que quelque chose a changé", ajoute-t-il.

"C'est sûr, tout ne sera pas rose demain juste parce que nous avons organisé une élection présidentielle, mais notre situation ne reviendra pas à ce qu'elle était avant" le soulèvement qui a renversé Hosni Moubarak l'an dernier, poursuit-il.

Le grand quotidien gouvernemental Al-Ahram, autrefois défenseur du régime Moubarak, se félicite en une du fait que "le peuple recouvre sa libre volonté".

La participation "écrit une nouvelle Histoire pour les Egyptiens" et "reflète l'attachement des Egyptiens à la mise en place d'un système politique fort dont la démocratie et la liberté sont les piliers", ajoute-t-il.

Le quotidien indépendant Al-Masri Al-Yom s'interroge de son côté sur les pouvoirs du futur président, qui restent à définir car la Constitution en vigueur sous Hosni Moubarak a été suspendue et la rédaction de la nouvelle est au point mort.

Mais il ajoute dans un éditorial, "dans tous les cas, nous pouvons dire que nous avons passé un test difficile, que nous sommes sur la bonne voie et je ne peux que dire: en avant".

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